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#101 : Un Autre Monde

2009 : un groupe d'enfants génétiquement modifiés parvient à fuir le complexe militaire dans lequel ils sont nés. Dix ans plus tard, on retrouve à Seattle, l'une de ces enfants, Max, qui travaille le jour comme coursier et la nuit comme cambrioleur. Une nuit alors qu'elle cambriole un luxurieux appartement, elle attire l'attention d'un cyber journaliste clandestin : 'Le Veilleur' alias Logan Cale.

Popularité


4.67 - 12 votes

Titre VO
Pilot

Titre VF
Un Autre Monde

Première diffusion
03.10.2000

Première diffusion en France
01.09.2001

Vidéos

extrait - max et logan, le mirroir

extrait - max et logan, le mirroir

  

extrait - crash

extrait - crash

  

Photos promo

Max (Jessica Alba) impatiente d'avoir sa paye

Max (Jessica Alba) impatiente d'avoir sa paye

Normal (JC Mackenzie) derrière son comptoire

Normal (JC Mackenzie) derrière son comptoire

Lydecker (John Savage) lors qu'un flashback à Manticore

Lydecker (John Savage) lors qu'un flashback à Manticore

Max et l'extention de son âme, sa moto

Max et l'extention de son âme, sa moto

Max improvise au fur et à mesure qu'elle avance

Max improvise au fur et à mesure qu'elle avance

Max et Original Cindy jouent au babyfoot au Crash

Max et Original Cindy jouent au babyfoot au Crash

Max et Logan discutent art en plein milieu de la nuit

Max et Logan discutent art en plein milieu de la nuit

Sketchy avec sa copine Nathalie (Lauren Lee Smith)

Sketchy avec sa copine Nathalie (Lauren Lee Smith)

Le soir Max se transforme en catwoman

Le soir Max se transforme en catwoman

"Pas le livreur de pizza j’ai l’impression"

Flashback à Manticore

Flashback à Manticore

Logan Cale (Michael Weatherly) à la recherche de sa voleuse

Logan Cale (Michael Weatherly) à la recherche de sa voleuse

Max écoute attentivement

Max écoute attentivement

Plus de détails

Réalisation: David Nutter
Scénario: James Cameron, Charles H. Eglee

Guest:
Paul Popowich (Darren McKennon)
Kim Hawthorne (Jacinda)
Sarah Jane Redmond (Lauren Braganza)
Kristin Bauer (Lydia Meyerson)
Stanley Kamel (Edgar Sonrisa)
Douglas O'Keeffe (Bruno Anselmo)
Lauren Lee Smith (Natalie)

 

> Captures

En 2009, des enfants qui ont été génétiquement modifiés s'enfuient du centre militaire basé dans les montagnes du Wyoming et ayant pour nom Manticore. Douze enfants arrivent à s'échapper en franchissant le périmètre de sécurité. Le Colonel Lydecker et ses hommes n'arrivent pas à les arrêter, ils sont libres. Parmi eux, il y a Max, celle dont on va suivre l'histoire.

On se trouve dix ans plus tard, en 2019. Les Etats-Unis sont au centre d'une dépression qui a été causée par une attaque terroriste de grande ampleur : l'Impulsion. Cette Impulsion a été créée par une onde électromagnétique. Cette onde à détérioré l'économie mondiale en provoquant la destruction des systèmes informatiques. Les Etats-Unis post-impulsion ne sont plus qu'un vaste territoire économiquement à bout de souffle, et c'est dans ce monde en ruines que nous retrouvons l'un des soldats en fuite échappé de la base de Manticore 10 ans plus tôt.

Max travaille comme coursière à vélo dans la ville de Seattle le jour. Ses proches ne savent pas que la nuit elle s'adonne à un autre travail. Elle devient une cambrioleuse qui vole les riches citoyens de Seattle dans le but de financer ses recherches sur ses origines et son passé. Malheureusement, le détective privé Dan Vogelsang qu'elle paie avec l'argent de ses vols n'a rien trouvé. Il n'est pas en mesure de retrouver la trace de ses autres alliés qui se sont échappés avec elle.

C'est pendant un énième cambriolage, que Max va faire la rencontre de Logan Cale. Il est aussi appelé "Le veilleur". C'est un cyber-journaliste clandestin qui reste la seule voix libre de Seattle. Il se sert de son appartement, qui a le mérite d'être ultra sécurisé, pour protéger sa source Lauren et sa fille Sophy. Lauren a été une employée de l'entrepreneur Edgar Sonrisa. Elle a besoin d'être protégée de lui parce que seul son témoignage pourrait faire croupir Sonrisa en prison à perpétuité. Sonrisa a donc tout intérêt à assassiner Lauren et à faire taire "le Veilleur".

Max s'introduit donc dans l'appartement de Logan pour le cambrioler et découvre son identité secrète. C'est leur première rencontre. Max prend la fuite mais Logan réussi à retrouver sa trace jusqu'à son travail au Jam Pony Xpress. Il cherche à être sûr qu'elle ne présente aucun risque pour "le Veilleur". Max n'a pas du tout l'intention de risquer de mettre en danger le bon fonctionnement de son opération et ne compte pas rejoindre "le Veilleur", mais celui-ci essaie de la faire changer d'avis. Il lui propose en retour de lui donner des informations. En effet, il sait qui elle est. Il sait beaucoup de choses à propos de Manticore et sur le statut de fugitive traquée de Max. Il sait qu'elle et ses semblables ont été modifiés génétiquement pour les entraîner au combat et en faire des soldats parfaits. Il sait aussi combien de ses frères et sœurs ont réussi leur évasion, ce que pour l'instant Max ignore toujours... Il lui propose donc de l'aider à retrouver les autres évadés dont elle a perdu la trace, mais en échange, il a besoin de son aide. Elle serait d'une grande utilité pour garder Lauren et Sophy en sécurité jusqu'à ce que Lauren témoigne contre Sonrisa. Max n'est pas intéressé. Elle préfère garder profil bas plutôt que de risquer sa vie en aidant des gens qu'elle ne connaît pas.

Elle change d'avis lorsque les hommes de Sonrisa kidnappent Sophy et tirent sur Logan, qui s'est sacrifié pour que Lauren puisse s'enfuir. Max pénètre dans la chambre d'hôpital de Logan sans être vu pour s'assurer qu'il va bien et réussi à l'en sortir avant que les hommes de Sonrisa ne l'abatte.

Elle s'infiltre ensuite dans une soirée au manoir de Sonrisa. Elle convainc celui-ci qu'elle peut lui livrer Lauren. Mais à la place, elle retourne Sonrisa contre son homme de main, Bruno. Ils vont s'entre-tuer. Il ne lui reste plus qu'à récupérer Sophy, qui est toujours entre les mains des autres hommes de Sonrisa. Elle doit les éviter, mais la partie se complique quand les hommes de Lydecker, qui sont à sa recherche et qui savent où elle est puisque le téléphone de son détective privé Dan Vogelsang a été mis sur écoute, débarquent. Max agit de manière à ce que les hommes de Lydecker se chargent de ceux de Sonrisa, ce qui lui laisse la voix libre pour s'enfuir avec Sophy.

Quelques mois plus tard.

Logan est toujours le veilleur. Il est paraplégique, mais il a survécu. Il remercie Max pour son aide précieuse pour Lauren et sa fille et lui propose à nouveau de rejoindre l'équipe du "Veilleur". Max refuse toujours. Logan tente de la faire changer d'avis en lui parlant d'informations qu'il pourrait lui donner, comme des informations sur Zack, l'un des enfants échappés de Manticore. Ils passent un accord ensemble. Elle l'aide à sauver le monde s'il l'aide à rassembler les éléments de son passé...

DANS UN BOIS ENNEIGE
( Une jeune fille, Max, court se cachant de soldats chevauchant des motoneiges).

Max (voix off): Ce n’est pas moi qui ai eu l’idée de l’évasion… S’évader pour aller où ? Nous ignorions qu’il existait un autre monde.

(Max est parvenue jusqu’au point de ralliement, elle y retrouve une vingtaine d’autres enfants. Après quelques minutes, leur chef, Zack les divise en groupe de deux et leur indique la direction dans laquelle ils doivent fuir. Max et son amie Jondy sont ensemble. Max ne veut pas abandonner Zack mais celui-ci lui ordonne de fuir.)
Max (voix off): C’est Zack qui avait décidé que nous devions nous enfuir. C’est comme cela qu’il m’a sauvé la vie. Je ne voulais pas qu’on se sépare. Mais il avait la tête dure. Quand je pense que je n’ai jamais pu le remercier.
Soldat : J’ai ordonné l’inspection de tous les services de la base. Des têtes vont tomber.
Lydecker : Trouvez-les … Trouvez-les tous.
Soldat: On fait comment s’ils escaladent le grillage ?
Lydecker: Ici Lydecker. Je veux que vous les repreniez vivants mais si l’un d’eux franchissait le périmètre, vous devrez l’éliminer. Est-ce que c’est clair ?
Voix dans la radio : Demande de confirmation. Vous venez de me donner un ordre 10 – 0 - 6 ?
Lydecker: J’en prends la responsabilité. Abattez les.

(Max et Jondy atteignent la clôture du périmètre. De loin, un soldat les a repérés et les met en joue. Zack surgit et neutralise le soldat. Soudain plusieurs autres gardes arrivent et sous le regard de Max, neutralisent Zack. Celle-ci et Jondy sont passées de l’autre coté. Max traverse un lac gelé derrière Jondy soudain la glace cède et Max passe à travers)
Jondy : Max!

(Max a disparu sous la glace, Jondy s’enfuit en entendant les soldats arriver. Une voiture arrive précipitamment, Lydecker en descend et fait le point avec ces hommes)
Soldat : Commandant, on en a sept, -- Trois sont blessés, deux ont été tués.
Lydecker : Vous allez avoir de sérieux problèmes si l’un d’entre eux passe de l’autre côté.
Soldat : Soyons réaliste, commandant, il fait moins dix. Les gamins ne pourront pas aller bien loin.
Lydecker : Retrouvez-les.

(Nous voyons la jeune Max dissimulée sous la glace ... elle a survécue à la chasse)

AU SOMMET DE SPACE NEEDLE
(Dix ans plus tard, Max observe Seattle)
Max (voix off): J’ai parfois l’impression que c’est arrivé à quelqu’un d’autre. Comme si on m’avait raconté cette histoire. Le plus dur est de ne pas savoir si d’autres ont réussi à s’échapper. Pourtant si j’avais la certitude d’être la seule rescapée, ce serait pire. Là, je peux au moins leur inventer une vie. Peut-être que Jondy est devenue photographe de mode ou architecte. Tout ce que je sais, c’est qu’ils seraient comme moi. Toujours sur la brèche et à l’affût du moindre danger. L’espoir est pour les perdants. C’est un leurre. Un piège dans lequel les gens tombent jusqu’à ce qu’ils regardent enfin la vérité en face. Cela dit… J’espère qu’ils sont là, quelque part… Et qu’ils vont bien.


A L’APPARTEMENT DE MAX
(Le lendemain matin, Max est dans la salle de bain, prise de convulsions. Elle revoit son enfance – souvenirs - nous voyons plusieurs images d’enfants en train de s’entraîner. Max revient à la réalité et rejoint sa colocataire Kendra).
Kendra : C’est pas juste.
Max : Qu’est-ce qui n’est pas juste ?
Kendra : T’étais toujours pas rentrée quand je me suis couchée à trois heures. J’ai l’air d’être passée sous une bétonnière et toi, tu t’actives depuis une heure et tu es fraîche comme une rose. Ce qui est par définition : pas juste.
Max : Je t’ai fait du café. Ca t’aidera sûrement à faire face aux injustices de ce monde cruel.
Kendra : Merci. J’suis en train de ressusciter. Je me sens presque humaine.
Max : Oui. Moi, aussi.

CHEZ THEO
(Plus tard, dans le même immeuble, Max s’arrête chez Théo avant d’aller travailler.)
Max : Toc, Toc ! C’est l’heure.
La femme de Theo : Bonjour Max.
Max : En route, la flèche.
Theo (à sa femme) : Merci, mon cœur.
Désolé Max. J’vais devoir prendre une journée. J’suis mal en point..
Max : On est payé aujourd’hui, tu veux que je te rapporte ton chèque ?
Theo : T’es la meilleure, Maxie.
La femme de Theo (à son fils) : Actives-toi Omar. Tu vas arriver en retard à l’école. Allez, encore trois bouchées.
Omar : Deux, maman.
La femme de Theo : Deux grosses alors.

DANS LES RUES DE LA VILLE
Max (voix off): « Une explosion nucléaire et la journée est fichue », c’est ce qu’ils disaient en rigolant. C’était une plaisanterie un peu cynique, jusqu’à ce matin de Juin où ces terroristes désaxés nous ont soufflés avec une impulsion électromagnétique. On entend toujours des gens crier haut et fort que tout était si différent avant l’explosion, un vrai pays de cocagne et patati et patata… Avec du boulot et de la nourriture en abondance, les choses marchaient plutôt bien. J’étais trop jeune pour m’en souvenir alors peu importe… Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi ils appellent ça une dépression. Bon, les gens sont tous fauchés d’accord mais,… ils ne sont pas si déprimés que ça. … Et la vie continue.

(Max s’arrête à un point de contrôle, devant un policier de secteur).
Max : Jam Pony, j’suis coursier.
Garde : Bonne journée.

A JAM PONY
Normal : Et vous êtes reparti ?
Herbal : Y’ avait personne pour signer le reçu, Normal. Qu’est-ce que j’étais censé faire ? Rouler toute la sainte journée avec ce foutu paquet ?
Normal : Et vous avez décidé de le retourner à l’expéditeur ou plutôt à la femme de l’expéditeur ?
Herbal : Quoi ? Tous les prophètes le disent … Il n’y a que les maris infidèles pour offrir des dessous de soie hors de prix à une autre femme que la leur.
Normal : Ceci ne regarde personne. Ce ne sont pas vos affaires, ni les miennes.
Herbal : Oui, cela ne regarde que Jahve. Mais sur ce coup-là, je suis devenu l’instrument du très haut.
Normal : Ici bas le très haut c’est moi Herbal. Pas d’initiative. Vous appelez pour recevoir les instructions. Tenez, course urgente, allez, déguerpissez.
Herbal : Merci Seigneur.

(Max arrive un peu en retard)
Normal : Ah, ah, ah ... On est en retard.
Max : Non, j’étais de garde.
Normal : Et alors ? C’est ici que je vous veux de garde.
Max : Quelle différence ça fait d’être de garde ici ou en action sur le terrain.
Normal : Mouais, en action au fond de votre lit… à roupiller.

(Max tend la main pour obtenir son chèque de paye. Normal le lui donne)
Max : Je ne dors jamais. Théo veut que je lui prenne sa paye.
Normal : Oh, il vous a chargé de rapporter son chèque pour quelle raison ?
Max : Il est cloué au lit.
Normal : Ah, pour changer. Dites-lui que si demain il est encore absent, il devra se chercher un autre job.
Max : Je ne sais pas comment vous le dire, Normal. Mais on cherche tous un autre job

(Max s’éloigne et va rejoindre Original Cindy près de son vestiaire).
Max : Bonjour, rayon de soleil.
Cindy : J’ai choppé un salopard qui volait ma bécane. Il avait un cric pour péter mon « U » et m’a bousillé plusieurs rayons. Maintenant, je dois réparer la roue.
Max : Sois contente qu’il ne te l’ait pas volé.
Cindy : T’as raison… Et j’me suis cassée un ongle en lui défonçant le crâne. Et ça, ça te fiche la journée en l’air, tu me suis ?

(Cindy regarde en direction de Sketchy et de sa petite amie, Nathalie)
Cindy : Pourquoi je ne trouve pas une douceur dans son genre qui m’apporterait mon petit-dej’ tous les jours… attentionnée, gentille… et de longues jambes de rêve.
Max : C’est une hétéro.
Cindy : Une fille comme elle avec un garçon, c’est beurk.
Max : Salut Sketchy.
Sketchy : Cadeau de Nathalie. Du fait maison pour notre anniversaire. Pour le un zéro.
Max : Le un zéro?
Nathalie : Ce soir, ça fera tout juste 10 mois que l’on est ensemble.
Cindy : Ah… Félicitation.

(Un piratage TV les interrompt, c’est le Veilleur, un cyber-journaliste qui dénonce la corruption et les crimes divers)
Le Veilleur  : N’essayez pas de régler votre téléviseur.
Coursier : Eh regardez! C’est Le Veilleur.
Le Veilleur  : Voici votre cyber-flash, souffle de la liberté. Le piratage du réseau durera exactement 60 secondes. On ne peut le localiser, on ne peut l’interrompre, c’est la seule voix encore libre qui reste dans cette ville. Il y a des criminels qui jouissent de l’existence en toute impunité. Leurs actions aussi abjectes soient-elles n’ont pour eux aucune répercussion. Edgar Sonrisa est l’un de ces hommes. Vous le voyez sourire à des collecteurs de fonds politiques…
Normal : Sur votre temps libre, les petits gars ! Vous êtes là pour travailler. Bip, bip, bip!
Le Veilleur  : Il est propriétaire de centres commerciaux, d’une société de transports ainsi que du plus grand laboratoire de produits pharmaceutiques du nord-ouest. Il règne aussi sur le trafic et de stupéfiants tout le long de la côte ouest …
Sketchy : Quel gros pourri.
Le Veilleur  : C’est un homme sans scrupule qui s’affiche très ouvertement.
Max : Ouais, facile à dire.
Sketchy : Il s’est déjà trompé sur quelque chose ?
Max : Il essaie de survivre comme chacun d’entre nous.
Coursier : Shh! Ca veut pas dire qu’il raconte des cracs.
Le Veilleur  : Les journalistes qui ont tentés de le dénoncer ont été abattus en pleine rue. C’est avec leur sang que nos journalistes écrivent aujourd’hui. Tous ceux qui l’ont défié, ont mystérieusement disparu. Mais tout ceci va bientôt changer.

EN VILLE
(Plus tard, Max et Sketchy traversent la ville ensemble. Max remarque un vigidrone au dessus de sa tête et décide de prendre brusquement une rue adjacente)
Max : A plus tard.
Sketchy : C’était ton tour de payer la bouffe !

DANS UN IMMEUBLE
(Max est dans l’ascenseur vitré d’un grand immeuble de bureau, elle regarde la ville).
Max (voix off) : C’était le quartier financier dans le temps. L’Amérique croyait avoir les poches pleines à craquer de billets qui lui tenaient chaud aux fesses. Mais elle n’avait qu’une série de un et de zéro alignés dans un ordinateur quelque part. Alors quand la bombe a fait « Boum » et que l’impulsion électromagnétique a réduit tous leurs jolis chiffres en bons vieux zéro, tout le monde a crié « J‘y crois pas ». Aujourd’hui, l’Amérique n’est plus qu’une ex-grande puissance fauchée qui fait la manche, et se pose des questions.

(Max arrive devant le bureau d’une standardiste, elle lui tend un paquet à faire signer.)
Max : Merci de me signer le reçu.
La secrétaire : Vous voulez bien patienter.

(Pendant que la standardiste signe le reçu, Max grâce à sa vision télescopique aperçoit une statue brillante dans l’immeuble, de l’autre coté de la rue.)

DANS UNE RUELLE
(A la nuit tombée, Sketchy est à une cabine publique).
Sketchy : Tu vas pas me croire, Nathalie. J’ai encore une course et je serais pas là pour dîner. Et je sais que c’était notre grand soir… Mais chouchou, j’ai demandé, j’ai prié, j’ai supplié, j’me suis mis à genou… Et je dois faire ce que j’ai à faire. On s’la fera notre soirée en amoureux… J’te promet… Moi aussi j’t’aime ma grenouille. Bise bise.

(Dans un immeuble, Sketchy frappe à une porte, celle-ci s’ouvre et on réalise qu’il a menti à Nathalie).
Sketchy : J’suis un petit peu en retard.

(Une femme agrippe Sketchy par le colle, le plaque contre le mur de son appartement, l’embrasse, avant de refermer la porte).

DANS UN BAR
(Original Cindy collecte de l’argent autour d’elle.)
Cindy : Vous aimez ce qui brille ? Ecoutez la ville. Donnez moi un peu de beurre. Je vous ferais une vie meilleure. Touches-moi encore et je te décolore. Original Cindy chasse le même gibier que toi. Tu me suis ? Tu mises combien ? Qui d’autre ?
Barman : Quel est le pari ?
Cindy : La beauté va répéter un nombre de quatorze chiffres rien qu’en écoutant la musique.
Barman : Et alors ?
Cindy: D’un numéro enregistré. Je prends dix dollars. Plus d’amateur ? Allez, à toi l’honneur.

(Le barman sélectionne un numéro préenregistré. Max l’écoute attentivement puis relève la tête en souriant).
Max : 2-0-6-5-5-5-0-1-3-5-7-6-3-3.
Barman : C’est exact.
Spectateur : C’est quoi ton truc ?

(Pendant que les parieurs s’éloignent médusés, un jeune homme se rapproche de Max, c’est Darren, son ex-petit ami).
Darren : J’prendrai une bière puisque tu m’invites.
Max : Je ne t’ai pas invité.
Darren : Comment tu vas, Max?
Cindy : Tu veux dire jusqu’à ce que t’arrives ?
Darren : Non, sérieux, tu m’en veux encore ?
Cindy : De quoi ? De l’avoir plantée là, et d’être sorti avec sa copine ? Qui se mettrait en rogne pour ça ?
Darren : Tu sais pourquoi j’ai dragué Justine?
Cindy : Parce qu’elle était là ?
Darren : Essayer d’avoir une relation avec toi, Max, c’est comme nager en plein brouillard. On sais qu’on a plongé dans quelque chose, mais on a pas idée de l’endroit où l’on s’trouve.
Cindy : Et quand le brouillard s’est levé, on a clairement vu la tête de Darren fourrée entre les cuisses de Justine.
Darren  (à Cindy): Tu veux nous lâcher une minute ?

(Cindy s’éloigne du couple.)
Darren (à Max): J’étais fou amoureux de toi mais tu ne laisses personne entrer dans ton monde comme s’il y avait des zones d’ombre que tu ne voulais pas dévoiler. En vérité, plus j’essayais de découvrir ton univers, plus tu m’en empêchais.
Max : J’apprécie que nous ayons cette conversation. Tu as raison, je t’en voulais Darren… Et j’y vois clair maintenant… Ecouter ce que tu avais à me dire m’a ouvert les yeux… Et j’admettrai volontiers… que tout était ma faute. Est-ce qu’un jour j’obtiendrai ton pardon ?
Darren : Ton réseau périphérique de défense demeure sans la moindre faille. J’aurais essayé.

(Darren s’éloigne. Cindy revient s’asseoir au bar, près de Max.)
Cindy : Il crache son venin sur tout le monde et il voudrait que maman lui donne la becquée.
Max : Dis-moi la vérité. J’te fais l’effet d’un ban de brouillard ?
Cindy : Il voulait te donner tort, c’est parce qu’il est nul.
Max : Ouais.
Cindy : Je veux ouais. Et il n’y avait pas une once de vérité dans tout ce que ce crétin a raconté sur toi. Tu es une femme dans toute sa splendeur. Et une amie très loyale. T’es peut-être un peu…
Max : Evasive ...
Cindy : Moi j’dirais mystérieuse … Mais cela n’a rien de mal.

(Le beeper de Max sonne.)
Cindy : Tu es juste… mystérieuse.

(Max regarde le message sur son beeper et se lève.)
Max : Je dois y aller.
Cindy : Où ça?
Max : Ah… c’est un mystère.

DANS UNE LAVERIE AUTOMATIQUE
(Dans l’arrière salle, Max rencontre un détective privé, Vogelsang).
Vogelsang : Combien de fois faudra-t-il que je te dise de ne pas faire vrombir ton engin jusqu’ici ?
Max : Dans cette atmosphère grand luxe, ça fait tâche.
Vogelsang  : Tu n’as pas la langue dans ta poche, mon petit.
Max : Je ne suis pas « votre petit », mais « une cliente ». Cliente à qui vous devez de nager dans l’opulence aujourd’hui. Bon, y’a du nouveau pour moi ? Oui ou non ?
Vogelsang : Y’en a. C’est là, quelque part. Voyons voir ... J’ai retrouvé la voiture. Eh, j’en ai une de Tahoe de 2003, bleue ... Wyoming, plaque A-G-T-3-4-9. C’était pas facile. Tu t’étais trompée sur l’un des chiffres.

(Max regarde les papiers de Vogelsang.)
Max : Désolée, à l’époque j’avais neuf ans. Qui est ce gars-là ? Je recherche une femme, pas un homme… Elle s’appelait Hannah.
Vogelsang : Il a troqué son vieux break et de la nourriture contre cette voiture. Y’a pas eu d’acte de vente, ni rien. C’était juste après l’impulsion et tous les fichiers informatiques ont été effacés. J’ai rien sur la vendeuse. Malgré tout, après six heures de coups de fil, j’ai réussi à retrouver l’acheteur. Alors on dit merci.
Max : Merci.
Vogelsang : Il a oublié le nom de la femme mais son portrait est en tout point fidèle à ta description.

(Souvenir de Max secouru par Hannah.)
Hannah : Allez. Montes. Dépêches-toi.
Vogelsang : Il dit avoir traité l’affaire à Gillette, dans le Wyoming, à l’automne 09.
Max : Vous n’avez rien sur Hannah ?
Vogelsang : Un gigantesque champignon nucléaire a détruit tous les fichiers informatiques à l’est des rocheuses. Et tu veux que je retrouve une femme que tu as connu à neuf ans ? Et dont tu connais même pas le nom. Tu dois pouvoir me donner quelques précisions, un petit détail… quelque chose.
Max : Elle semblait douce.
Vogelsang : Là, on a fait un grand pas.
Max : Je crois qu’elle était infirmière. Pour le personnel hospitalier, les infirmières, ils ont bien des fichiers ou bien des listes quelconques pour le Wyoming.
Vogelsang : Connaître son nom, ça m’aiderait bien.
Max : Sur les autres enfants ? Vous avez quelque chose ?
Vogelsang : Ils n’ont pas encore de détecteurs pour enfants tatoués d’un code-barres sur la nuque. Détail que j’me garde de mentionner.
Max : Vous deviez consulter les fichiers de police, vous en tenir aux signes particuliers et ainsi noyer le poisson.
Vogelsang : Je n’ai encore rien trouvé. Pas d’arrestation, ni d’admission à l’hôpital ou de décès… Ce genre de recherche, c’est un vrai travail de forçat. J’ai besoin de…
Max : Plus d’argent ? Et je devrais être choquée de vous entendre dire ça.

DANS UN IMMEUBLE
(Plus tard, Max pénètre par effraction dans l’immeuble où elle a vu, plus tôt ce jour là, la statue. Elle entend une voix familière et réalise qu’il s’agit de la personne qui pirate les ondes sous le nom du "Veilleur").
Le Veilleur : N’essayez pas de régler votre téléviseur. Voici votre cyber-flash, souffle de la liberté. Personne ne peut menacer ou faire chanter Le Veilleur et grâce au cyber-réseau, votre ami Le Veilleur, un homme de vérité, prend la parole. Les révélations d’un témoin courageux devraient bientôt permettre l’inculpation d’Edgar Sonorisa pour plusieurs meurtres. Le coût de la cortodiazapine est exorbitant. De plus, elle connaît une pénurie sans précédent. Elle est indispensable pour traiter le cancer et c’est aussi le seul médicament efficace contre le syndrome de la guerre des Balkan, une maladie qui sans cela serait mortelle. Ceci permet à Edgar Sonrisa de s’enrichir. Il y a des gens qui sont prêts à payer le prix fort pour avoir ce médicament. Sonrisa a fait remplacer par un placebo des cargaisons entières de cortodiazapine et vend la vraie cortodiazapine au Canada, au marché noir, à plus de 2000 dollars la boîte. Alors que des vétérans victimes de la guerre biologique restent sans soins. Dans toute la ville, la récompense de ces hommes qui se sont battus pour leur pays est de mourir après avoir souffert une lente et douloureuse agonie.

(Le garde du corps de Logan se rend compte qu’il y a un intrus dans l’appartement. Il enclenche le système de sécurité de l’immeuble [il tape le code: 89] avant de chercher à le localiser. Max essaye de l’éviter en entrant dans une chambre. Celle-ci est occupée par une femme et sa fille, qui immédiatement crie pour appeler à l’aide).
Max : N’ayez aucune crainte.

(La femme jette la lampe de chevet vers Max. Max l’évite. Le garde arrive est ouvre le feu. Max le neutralise facilement).
Max (à la femme) : Désolée.

(Logan Cale, maintenant identifié comme Le Veilleur, arrive en tenant un fusil.)
Logan : Posez ça ! Tout de suite !

(Max se retourne lentement et laisse tomber son sac.)
Logan : Lauren ... Toi et Sophie ça va ?
Lauren : Oui ... Ca va.
Logan : Peter !
Max : Si c’est ce quartier de bœuf, il n’a rien mais il doit récupérer.

(Logan en voyant le contenu du sac.)
Logan : Vous êtes une voleuse ?
Max : Je dois bien gagner ma vie.
Logan : Dieu soit loué.
Max : Je n’ai jamais été accueillie comme ça.
Logan : J’attendais la visite de quelqu’un d’autre.
Max : Pas le livreur de pizza j’ai l’impression.
Logan : On est sur nos gardes ces derniers temps.

(Logan remarque la statue que Max a dérobée.)
Logan : Vous avez bon goût. 1920, France, attribuée à Chitarus.
Max : Lui ou un autre.
Logan : Oh. Alors ... Comme ça vous êtes attirée par tout ce qui brille ?
Max : Non, Bastet est une déesse égyptienne que j’admire. La déesse qui rassemble toutes les autres déesses. L’œil du dieu Ra, protectrice, vengeresse… Celle qui donne la vie et qui a la vie éternelle.

(Peter se relève et tente de passer les menottes à Max).
Logan : C’est bon Peter. J’ai appelé la sécurité.

(Max neutralise Peter et l’utilise comme bouclier.)
Max : J’adorerais rester et discuter Art mais je dois décoller. J’ai oublié de vous dire… J’adore vos émissions.

(La sécurité défonce la porte de l’appartement.)
Sécurité : Sécurité! Ouvrez !
Logan : Ne tirez pas !

(Max passe à travers la fenêtre et réussit à s’enfuir sous le regard de Logan stupéfait de voir avec quelle aisance Max est parvenue à fuir, en sautant d’une hauteur de plusieurs étages.)

DANS L’APPARTEMENT DE MAX
(Le lendemain matin, Max est prise de tremblements incontrôlables. Elle avale plusieurs pilules. Nous voyons des souvenirs de son enfance : un jeune garçon s’effondre et est emmené. Max commence à avoir des tremblements incontrôlables. Max se glisse dans un couloir jusqu’à une salle d’autopsie, Max voit le jeune garçon sur la table d’autopsie pendant son examen post-mortem.
Une fois la crise passée, Max sort de la salle de bain et voit Kendra suspendre ces sous-vêtements sur la moto de Max.)
Max : Kendra, c’est une motocyclette. La seule raison de cette machine est de rouler vite, très très vite. Et elle n’est pas destinée à faire sécher ton linge. Que ce soit bien clair, j’adore ta compagnie et notre amitié mais j’aime davantage ma bécane. Ne touche plus ma moto, d’accord ?

(A cet instant un policier défonce la porte de l’appartement, c’est Walter affecté à la surveillance de l’immeuble pour empêcher les squatteurs de s’y installer)
Walter : Mesdemoiselles.
Max : Bonjour, Walter. Quelles sont les nouvelles ?
Walter : Oh, j’viens faire mon boulot en m’assurant que des squatteurs n’ont pas investi les lieux.
Max : Mm … Café ?
Walter : Oui, avec plaisir. Vous n’avez pas remarqué d’intrus ici ?
Max : Grand dieu ... non.

(Kendra donne à Walter une enveloppe pleine d’argents pendant que Max lui tend une tasse de café.)
Walter  (dans sa radio): Septième étage, rien à signaler.
Officier  (dans la radio): Bien reçu.

(Walter boit un peu de café, avant de repartir en souriant.)
Walter : Bonne journée.
Kendra : Max, à quoi tu joues ? Chaque semaine le hamster nous met la pression, et chaque semaine tu déroules le tapis rouge comme s’il était de la famille.
Max : Je crois qu’il aime bien déguster mon café arrosé de salive.

(Max mime l’acte de cracher)
Kendra : Non… Tu… ?
Max : Chaque semaine.

(Max et Kendra éclatent de rire.)

A L’APPARTEMENT DE THEO
(Plus tard, la femme de Theo attend l’arrivée de Max devant sa porte.)
Max : Bonjour. Le chèque de Théo avant que j’oublie. J’suis rentrée tard hier, j’voulais pas vous déranger.
La femme de Theo : Merci.
Max : Comment va-t-il ?
La femme de Theo : Je l’ai ramené à l’hôpital et ils lui ont donné des médicaments hier soir. Il dit qu’ils n’ont aucun effet.
Max : Tu connais la chanson. Nous, on tombe malade … Et la vie continue. Alors que c’est la fin du monde quand un mec attrape un rhume.
Theo : C’est toi, Max?
Max : On sèche encore les cours.
Theo  (à son fils): Allez, Omar, va voir maman.
Omar : Salut toi.
Max : Salut.
La femme de Theo : Viens là, poussin.
Theo : Je sais ce que j’ai, Max. Ils m’ont prescrit une fois de plus ce qu’ils donnent aux autres vétérans. Le seul ennui c’est que le gars qui pirate le réseau dit que ça vaut rien.
Max : Ne vas pas croire tout ce que l’on entend à la télé.
Theo : Bien sûr, mais si le gars est réglo ?
Max : On ne sait pas qui est le Veilleur, c’est peut-être qu’un azimuté qui roule sur l’or et qui s’ennuie à mourir dans un appartement de rêve. Et pour tuer le temps, il effraie des braves gens comme toi et moi. J’dois y aller.
Theo : Soit gentille, donnes le bonjour aux autres.
Max : Tu leurs donneras toi-même demain quand tu viendras travailler.

(Max retrouve la femme de Theo à l’extérieur de l’appartement.)
Max : Le sexe faible a toujours été l’homme.

A L’APPARTEMENT DE LOGAN
Logan : Bingo.
Peter : Qu’est-ce qu’on a?
Logan : La vidéo de surveillance de l’immeuble d’à côté. C’est par là que notre visiteuse est entrée hier soir.
Peter : Tu recherches un cambrioleur ou ta dernière conquête ?
Logan : Si une fille comme elle, venait de me mettre la tête en trois D, je la bouclerais et je m’occuperais de mes affaires.

A JAM PONY
Max : Salut, Sketchy.
Sketchy : Faut qu’on discute.
Max : De quoi ?
Sketchy : De rien.

(Plus tard, Max est près de son vestiaire, elle remarque à nouveau Sketchy.)
Max : Quoi ?
Sketchy : Il faut que tu m’aides, Max. Tu sais, je suis plus ou moins sorti avec une autre personne.
Max : Que tu sois infidèle envers Nathalie ne me regarde pas.
Sketchy : Je sais ce que tu penses, mais non j’vais tout te dire… Je suis pas du tout amoureux de cette personne-là. Et, c’est même pire que ça… Après ce qu’elle m’a fait, elle est loin d’être quelqu’un que j’apprécie. Alors vu sous cet angle, c’est pas sûr que ce soit juste d’affirmer que je trompe Nathalie au sens strict.
Max : Est-ce que tous les mecs finissent par croire aux excuses qu’ils s’inventent ?
Sketchy : Max!
Max : Ou êtes-vous assez crétin pour croire qu’on vous doit une telle reconnaissance qu’on fera les autruches ce qui serait condescendant et arrogant.
Sketchy : Crétin, hypocrite, condescendant … Condamné sans appel.
Max : T’as zappé arrogant.
Sketchy : Mais j’ai des circonstances atténuantes.
Max : Oh, elle arrive à point la plaidoirie qui retourne les choses en ta faveur.
Sketchy : Je suis une victime.
Max : Sans rire ?
Sketchy : Ecoutes bien ça. Cette femme est une cliente de Jam Pony, elle vit un mariage sans amour et elle est prisonnière.
Max : Et tu as été disposé à l’écouter.
Sketchy : Voilà, c’est ça.
Max : Tu as été disposé à l’embrasser et ensuite disposé …
Sketchy : Elle me demande de rompre avec Nat , et si je traîne trop, Nat apprendra la vérité de sa bouche.
Max : Et quel est le prénom de cette femme ?
Sketchy : Lydia.
Max : Et en quoi les révélations de Lydia feraient de toi une victime ? Tu peux m’expliquer ?
Sketchy : C’est à dire que pour elle, je ne suis qu’un jouet pour elle … T’as dû remarquer que je me laissais assez rarement traiter comme un jouet. Jamais en fait. Et c’est d’ailleurs ça qui m’a sauvé.
Max : Et lui dire toi-même la vérité ? Ca ne t’es pas venu à l’idée ?
Sketchy : Tu délires ? Même si elle restait avec moi, elle me ferait plus jamais confiance.
Max : Et elle aurait tort selon toi ?
Sketchy : Ecoutes, Max ... J’ai fait une énorme boulette ... Et je suis pas prêt de recommencer. Jamais. Nathalie et moi, on est des âmes sœurs. C’est l’idée de la perdre qui me l’a fait comprendre, je pense.
Max : Qu’est-ce que tu veux que je fasse ?

(Un peu plus tard, Logan entre dans les locaux de Jam Pony.)
Normal : Une course ... 411 Montgomery pour le 85 Mather.
Herbal : Amen.
Logan : Je cherche une jeune femme qui travaille chez vous.
Normal : On ne fait pas dans ce rayon.

(Logan montre à Normal une photo de Max.)
Normal : Ecoutez, l’ami. C’est une belle plante, je vous l’accorde mais elle est carnivore. Croyez-moi.
Employé de Jam Pony : Hé, Normal.
Normal : Course urgente ... 1298 Chapel.
Logan : J’ai des choses à lui dire.
Normal : Désolé, je ne peux rien pour vous.

(Logan offre à Normal de l’argent.)
Logan : J’aimerais avoir son adresse ?

DANS UN BAR
(Cindy et Max jouent au baby-foot.)
Cindy : On n’aide pas ses amis à se trahir les uns les autres.
Max : En réalité, j’t’avoue que je plains les hommes quelques fois.
Cindy : Ben voyons.
Max : Ils sont esclaves de leurs gènes.
Cindy : Tout comme les chiens. Je serais toi, j’le mettrai à sécher au grenier. La douce Nathalie s’apercevra qu’il est naze et là… peut-être qu’elle voudra s’inscrire au clan des filles.
Max : Et bien entendu, tu envisages ce scénario d’un œil désintéressé.

(Max aperçoit Logan qui la cherche au bar.)
Max : Alors, le gars entre dans le bar et dit …
Logan : Nous avons dû écourter une conversation intéressante, l’autre soir.
Max : Original Cindy salue mon grand copain ...
Logan : Logan Cale.
Cindy : Salut.
Max : Désolée pour la fenêtre.
Logan : On peut sortir pour discuter ?

(Original Cindy sentant qu’elle est de trop, regarde sa montre avant de s’éloigner.)
Cindy : Ouh… d’jà l’heure.
Max : Je vais prendre ma veste.
Logan : Celle que vous portez ?
Max : Oui.

(Max et Logan marchent le long d’une rue à l’extérieur du bar.)
Max : Comment vous m’avez retrouvée ?
Logan : Un jeu d’enfant.
Max : La question c’est pourquoi ?
Logan : Vous savez qui je suis maintenant, et où je vis. Et c’est une protection de savoir qui vous êtes au cas où vous chercheriez à me nuire.
Max : Bon, et je peux connaître le verdict ?
Logan : C’est encore trop tôt.
Max : Est-ce que votre femme est heureuse de voir le nom de son mari sur la liste de tous les tueurs à gages ?
Logan : Lauren n’est pas ma femme.
Max : Fiancée alors ?
Logan : L’une de mes sources. Son mari s’est fait tuer par cette ordure d’Edgar Sonrisa.
Max : Le toutou de Satan, c’est ce que j’ai compris de votre flash. Mais où est votre intérêt là-dedans ? C’est vrai. Passer sa vie à mener une activité parallèle de cyber-journaliste ne peut pas vous rapporter gros.
Logan : Mes parents avaient de l’argent.
Max : Et après ? Vous adorez tant que ça le son de votre voix ?
Logan : Regardez autour de vous. Ces immeubles bâtis par des hommes qui se levaient tôt, ils ont travaillé dur pour améliorer leur vie. Quand l’Impulsion s’est produite, les gens ont été terrorisés. Ils n’ont pas su faire face. Ils ont mis leur avenir entre les mains d’hommes sans scrupule, trop content de s’occuper de leur sort. En un rien de temps, le gouvernement, la police, ceux qui étaient censés protéger la population sont devenus des ennemis.
Max : Alors c’est le bon vieux temps que vous regrettez. Même s’il y avait encore de pauvres gens qui mourraient de maladies qu’on ne savait guérir et que les riches se permettaient encore de dépenser plusieurs millions pour assortir les couleurs du salon au pelage chat. C’est ce bon vieux temps-là ?
Logan : Même si cela faisait parti du décor, ils avaient encore le choix. Ce qu’ils n’ont plus.
Max : Qu’est-ce que vous allez faire contre ça ?
Logan : Me battre.
Max : En ce qui me concerne, je préfère sans hésiter rouler vite sur ma machine que de me prendre la tête avec des injustices contre lesquelles je suis impuissante.
Logan : En acceptant cette fatalité, vous devenez automatiquement un loup de la meute.
Max : Est-ce que le cours de science sociale est fini pour aujourd’hui ?
Logan : L’autre soir, on a eu droit à un exploit athlétique hors du commun. C’était assez hallucinant, j’aimerais bien savoir…

(Logan se retourne et réalise que Max a disparu. Un vigidrone passe au dessus de sa tête.)

A JAM PONY
Sketchy : On est bien d’accord sur la marche à suivre ?
Max : Tu tends le piège à Lydia quand elle sera en route pour ton appartement …
Sketchy : Je te dirais si tu te trompes.
Max : Je lui ouvre en me faisant passer pour Nathalie ... Qui se trouve où au fait ?
Sketchy : Elle est chez sa môman.

DEVANT L‘IMMEUBLE DE NATHALIE
(Plus tard, Lydia compose le numéro de l’interphone.)
Max : Qui-est-ce ?
Lydia : Une amie de votre fiancé.
Max : Que voulez-vous?
Lydia : Vous donnez des détails sur l’endroit où se trouvait Calvin l’autre soir.

A L‘APPARTEMENT DE NATHALIE
Max : Qui êtes-vous ?
Lydia : Je m’appelle Lydia. Il semble que nous avons quelque chose en commun.
Max : Vous savez où était mon fiancé l’autre soir, c’est ça ?
Lydia : Oui ... Avec moi ... Là où il me retrouve après le travail deux nuits par semaine voire quelques fois trois. Nous vivons ensemble ce que d’ordinaire les gens qualifient de relation intime.
Max : Et vous espérez que je vais vous croire sur parole.
Lydia : Il dort avec un t-shirt ces jours-ci ? Il veut cacher les griffures de mes ongles sur sa peau. J’imagine que vous ne saviez pas qu’une petite douleur pouvait l’exister. Mouais, c’est aussi ce qu’il croyait au début.
Max : Calvin m’a dit que je recevrais sans doute votre visite. Je sais comment vous vouliez le faire chanter… S’il ne venait pas m’annoncer notre rupture, vous vous en chargeriez. Et votre liaison est terminée, et nous allons nous marier dans un mois.
Lydia : Vous êtes quelqu’un de très compréhensif. Mais aussi de très stupide.
Max : Vous devriez rentrer chez vous.
Lydia : Je pense que vous avez besoin d’un dessin, sale petite punaise. Je lui dirai quand j’en aurai terminé avec lui. Ce n’est pas lui qui décide, ni vous. Sauf bien sûr si vous désirez savoir a quel point mes ongles sont tranchants ?

(Lydia menace Max de ces griffes acérées. Max lui saisit le poignet.)
Max : J’ai pour habitude de toujours respecter mes aînés, alors ne tirez pas sur la corde.
Lydia : Veuillez me lâcher.

(Max lâche Lydia, celle-ci se tourne avant de faire volte-face et de tenter de frapper Max. Mais cette dernière est plus rapide. Max tord le bras de Lydia derrière son dos et la pousse vers la fenêtre. Lydia se retrouve suspendue dans le vide, la tête en bas, retenue par un seul pied.)
Lydia : Au secours ! Lâches moi ! Non, non. Non, non! Ne me lâche pas!
Max : Tu vas être une grande fille, Lydia. Tu vas ravaler tes menaces, ranger tes ongles en plastique de pétasse et remettre un peu d’ordre dans ton mariage au lieu d’essayer de rendre la vie des autres aussi misérable que la tienne. Est-ce que c’est clair ?
Lydia : D’accord !
Max : Dit que “c’est clair”.
Lydia : C’est clair.

DANS UNE RUE
(Plus tard, Sketchy jubile, ravi de la façon dont Max a humilié Lydia.)
Sketchy : T’es trop, Max. T’es ... Géniale !
Max : Reste zen, Sketchy.
Sketchy : Non, je suis sérieux. T’as donné à cette nympho la raclée de sa vie.
Max : Oui, Lydia n’est pas le spécimen humain le plus raffiné.
Sketchy : Oh, elle est toxique … Elle est très bonne au pieu, mais elle est toxique.
Max : Tu ne dois pas commettre l’erreur de croire que la méchante de l’histoire, c’est Lydia. Le méchant, c’était toi.
Sketchy : C’est elle qu’essayait de fiche toute ma vie en l’air.
Max : Ca ne se serait pas passé comme ça si tu t’étais contenté de faire preuve d’un minimum de bon sens et de retenue. Mais non, tu as fait du zèle.
Sketchy : Ouais, c’est vrai, mais …

(Max attrape Sketchy par le col.)
Max : Tu as essayé de les avoir l’une comme l’autre. Et tu t’es conduit comme un égoïste de première. Alors si jamais j’te coince encore une fois à être infidèle à Nathalie, je te ferais découvrir le bonheur d’admirer notre jolie ville la tête en bas, est-ce que c’est clair, Calvin ?
Sketchy : D’accord, d’accord.
Max : Dis que “c’est clair”.
Sketchy : C’est clair.

DEVANT LA LAVERIE AUTOMATIQUE
(A la nuit tombée, Vogelsang quitte la laverie automatique et se dirige vers sa voiture. On voit un intrus dans le magasin. Arrivé à sa voiture, Vogelsang réalise qu’il a oublié ses clefs.)
Vogelsang : Oh, bon sang !

(Vogelsang fait demi-tour. De retour dans son bureau, il est agressé par l’intrus.)

A L’APPARTEMENT DE MAX
(Max rentre chez elle après une longue journée de travail.)
Max : Kendra, tu es là ?

(Il n’y a personne dans l’appartement. Max s’allonge sur son lit, ferme les yeux. Soudain elle s’assoie brusquement. Elle réalise que la statue qu’elle a essayé de voler chez Logan est sur sa commode.)

A L’APPARTEMENT DE LOGAN
(Max retourne chez Logan Cale. Celui-ci est en train d’allumer des bougies sur la table qu’il a dressée.)
Logan : Vous avez remarqué comme les chats réapparaissent toujours à l’heure du dîner ?
Max : Je ne reste pas, Logan.
Logan : Je suis un vrai cordon bleu.
Max : Ca ne vous suffisait pas de me suivre partout et d’aller importuner mes collègues. Il fallait que vous pénétriez dans mon appartement.
Logan : Il était ouvert.
Max : Vous avez un sacré culot.
Logan : Moi ? C’est vous qui avez essayé de me cambrioler.
Max : Je vole des objets que je revends et ça me rapporte. C’est une sorte de commerce. Mais fouiner dans les tiroirs d’une jeune fille sans sa permission, c’est malsain.
Logan : Malsain ?
Max : Malsain.
Logan : Je vous ai laissé un cadeau.
Max : Et je devrais vous en remercier ?
Logan : Cela ne me semblerait pas déplacé.
Max : Et vous pensez que je vais dormir sur mes deux oreilles sachant qu’un étranger a posé ses mains sales sur tout ce que j’ai ?
Logan : Et bien, si cette idée vous rend nerveuse, je peux vous accueillir ici.

(Peter, le garde du corps, apparaît soudainement, une arme à la main.)
Max : Du calme le chien de garde. Vous et moi, on se connaît.
Logan : Ca va aller, Peter.
Peter : Tu t’exposes inutilement. Ce que je désapprouve et que je consignerai.
Logan : Entendu. Peter, tu veux bien aller veiller sur Lauren et Sophie.

(Max se dirige vers la fenêtre qu’elle a brisée, et qui a été remplacée par une planche de contre-plaqué.)
Max : Oh, j’y pense. Vous m’enverrez la facture.
Logan : Max... Si je vous ai mis mal à l’aise, si j’vous ai fait peur ou si je vous ai importunée…
Max : C’est ça. Oui, les trois à la fois.
Logan : J’en suis désolé. C’était involontaire. Il fallait que je vous vois.
Max : On s’imagine qu’un homme qui se charge de sauver l’humanité aurait un tas de choses plus sérieuses à faire que de graviter avec acharnement autour d’une fille.
Logan : Du soir au matin, vous occupez toutes mes pensées.
Max : Il faut sortir le dimanche.
Logan : Approchez. J’ai quelque chose à vous montrer.

(Logan conduit Max jusqu’à un miroir sur pieds de grande valeur.)
Max : Américain, néo-classique, doré à la feuille d’or, fin 18ème. Je devrais pouvoir en tirer deux ou trois mille dollars.
Logan : Non, je parle de vous.

(Logan saisit le menton de Max, tout en la regardant à travers le miroir.)
Logan : Probablement le visage le plus extraordinaire que j’ai jamais vu.
Max : Somptueux cadeau, visite surprise tard dans la nuit. Le tout enrobé de flatteries. Vous en remettez toujours deux couches ?
Logan : Seulement quand j’ai envie de connaître tout de quelqu’un.

(Logan écarte légèrement les cheveux de Max et remarque le code barre sur sa nuque.)
Logan : Et aujourd’hui, je sais beaucoup de choses sur vous.

(Logan s’écarte brusquement de Max et retourne dans le salon, ce qui surprend Max.)
Logan : Imaginons que je puisse vous aider à retrouver les autres.
Max : Retrouver les autres ?
Logan : Ceux qui sont comme vous.
Max : Je ne vous suis pas.
Logan : Je vous en prie. D’abord, vous tombez sur un garde du corps de 80 kg, un ex-flic, que vous mettez hors jeu sans le moindre effort.
Max : Les filles sont des tigresses. C’est un slogan connu.
Logan : Ensuite vous me faites le saut de l’ange à travers la fenêtre comme si vous étiez la copine de Batman… Et je trouve ça dans votre appartement.

(Logan montre à Max sa boite de pilules.)
Max : Vous avez osé fouiller mes tiroirs.
Logan : On les vend dans les boutiques diététiques en tant que remontant. C’est aussi un neurotransmetteur parfois utilisé en homéopathie comme tranquillisant et là ça a fait tilt. Depuis des années, j’ai le dossier d’un informateur anonyme sur un laboratoire génétique des montagnes du Wyoming…
Max : Je ne sais pas à quel jeu vous jouez Logan mais je m’en vais parce que vous n’êtes qu’un cinglé.
Logan : Je connais quelqu’un qui a travaillé comme médecin ou infirmier au projet Manticore. Avec de l’ADN recombinée, ils auraient fabriqué des humanoïdes supérieurs… Des guerriers… Des soldats d’infanterie améliorés.
Max : Je suis d’ordinaire assez friande de légendes urbaines mais cette histoire là n’a rien à voir avec moi.
Logan : Ils vous ont tatoué un code-barres. Je sais qui vous êtes et je sais qui sont vos ennemis. Vous étiez une trentaine d’enfants transgéniques en 09. Quelques mois avant l’impulsion, douze se sont évadés.
Max : Douze enfants?
Logan : Et vous êtes l’un d’entre eux, Max.
Max : On s’est séparé immédiatement. Je n’ai jamais su combien avait réussi.
Logan : Vous vous souvenez du laboratoire ?
Max : Oui, plutôt bien. Cela dit, je n’avais aucune idée des expériences en cours. Et il m’a fallu de nombreuses années pour démêler tout ça.
Logan : Que savez-vous au juste ?
Max : Je sais qu’ils m’ont conçue. J’ai la marque du fabriquant tatouée sur la nuque pour le prouver.
Logan : Le terme technique qui vous désigne est “chimère”.
Max : Oui, un être proche des créatures de la mythologie. Tête de lion greffée sur une chèvre. Votre modèle de base.
Logan : On en est loin.
Max : De quelle façon comptez- vous m’aider ?
Logan : Pour chacun des fœtus fécondés in vitro, ils ont dû utiliser des mères porteuses. Retrouver l’une d’elle paraît faisable.
Max : Pourquoi le feriez-vous ?
Logan : Pour que vous m’aidiez.
Max : Rien qu’à entendre ça, je suis folle de joie.
Logan : La femme qui vit chez moi, Lauren. Elle supervisait des ouvriers qui vidaient la cortodiazapine contenue dans des capsules de gélatine et les remplissaient à la main avec du sucre. Le médicament était ensuite exporté à l’étranger. Le placebo destiné à soigner des vétérans, envoyé à l’hôpital du comté et aux cliniques de la régions.
Max : Mon ami Théo est soigné avec ça. Et il va mourir de trouille à vous écouter.
Logan : Votre ami a raison de s’inquiéter. Lauren est prête à témoigner contre Sonrisa. Elle travaillait pour l’un de ses sous-fifres et pour s’assurer de son silence, il ne reculera devant rien.
Max : Et en quoi cela me concerne ?
Logan : Lauren est sous protection judiciaire pour l’instant. Si vous étiez à ses cotés…
Max : Je n’en suis pas arrivée là pour me jeter dans la gueule du loup.
Logan : Elle met sa vie en jeu elle a confiance en moi.
Max : Elle aurait dû se méfier.
Logan : Mais avec quelqu’un comme vous qui a de l’expérience et sait se défendre. Le danger serait quasi nul.
Max : Vous êtes chargé ? Une bande de malade me recherche pour me mettre en cage pour le restant de mes jours. Ou me tuer. Ou faire de moi une souris de laboratoire. Peut-être même les trois. A l’heure qu’il est, j’ai réussi à disparaître de leur écran radar. Et j’ai bien l’intention de rester cachée.
Logan : Max, écoutez moi.
Max : J’en ai assez entendu.

(Max s’en va.)

A LA LAVERIE AUTOMATIQUE
(Dans le bureau de ce dernier, Max voit que le détective a été frappé.)
Max : Que s’est-il passé?
Vogelsang : J’ai dérangé un malade qui me saccageait la boutique. Sans doute un ancien client mécontent. Qui sait…

(Pendant que Vogelsang parle à Max, il écrit quelques mots sur une feuille de papier. Il sait que son bureau a été placé sur écoute.)
Max : Tant que vous n’avez rien de casser.
Vogelsang : Je survivrai. En ce qui vous concerne, j’ai peur que les nouvelles ne soient pas très bonnes au sujet de votre fiancé. Je prend votre dossier. Vous voulez aller aux toilettes pour vous rafraîchir ?
Max : Oui merci.
Vogelsang : Par ici.

DANS UNE RUELLE
(Max et Vogelsang partent discuter loin de toutes oreilles indiscrètes.)
Vogelsang : Je ne sais pas ce qu’ils veulent… Je ne tiens pas à le savoir.
Max : Voilà votre argent.
Vogelsang : Non, non, non. On t’en veut grave. Ils ont tout chamboulé de façon à nous faire croire à un cambriolage.
Max : Et le lien avec moi ?
Vogelsang : Des gens mal attentionnés te recherchent. Et je ne veux pas rester dans leur ligne de mir. J’ai un mouchard dans mon clavier d’ordinateur. Y’a un micro au plafond. Et bien sûr, mon téléphone est sur écoute.
Max : Et alors, une personne s’intéresse à l’une de vos enquêtes, comme vous l’avez dit.
Vogelsang : Ce matos est bien trop sophistiqué pour ma clientèle. J’ai un client sur mille qui est plein aux as. Je ne traque que des chiens perdus ou encore des fils de chien qui ont pris une maîtresse. Ces gens-là, eux, sont en haut de la chaîne alimentaire.
Max : Vous êtes parano.
Vogelsang : Peut-être. Mais si j’étais toi, je garderais mon fric et je filerais avant que ça se gâte.

DANS L’IMMEUBLE DE MAX
(Max pousse sa moto dans le couloir, une lumière l’aveugle soudain.)
Omar : Bang! Bang! T’es mort !
Max : Oh, d’accord. Je me rends.
La femme de Theo : Viens, Omar.
Max : Jacynda, ca va ?
La femme de Theo : J’ai conduit Théo à l’hôpital ce soir. Il ne pouvait plus marcher. J’ai emprunté de l’argent et j’ai appelé un taxi … Mais il est mort avant… Ils l’ont tué… Oh, oh… Oh mon dieu… Oh Théo!

(La femme de Théo s’effondre dans les bras de Max.)

A L’APPARTEMENT DE MAX
(Max a une crise de spasmes. Souvenirs : Crise de spasmes incontrôlables, la jeune Max s’effondre dans son baraquement, ces semblables se précipitent vers elle, cinq soldats entrent et tentent de l’emmener, Zack frappe l’un des soldats, un second intervient, Eva attaque à son tour et prend l’arme, tous s’enfuient dans le couloir mais ils sont vite interceptés par Lydecker qui tue Eva, les X-5 brisent une fenêtre et s’enfuient.)

A JAM PONY
Normal : Oh, oh. C’est gentil de vous joindre à nous. C’est vraiment trop gentil. Vous avez une course urgente 842 Beulah. Et dites à votre ami Théo qu’il vient de se faire virer. Compris? Lui, il s’en fiche, mais sa femme et son fils, c’est pas dit.
Max : Théo est mort.

(Normal et les coursiers sont sous le choc. Max se dirige vers les vestiaires, tout à coup le silence qui règne à Jam Pony est interrompu par les nouvelles télévisées.)
Présentatrice TV: La fusillade devant le palais de justice aujourd’hui, a fait deux victimes et un blessé grave. Le drame a entièrement été filmé par un vigidrone de la police.

(Sur l’écran de TV on voit Lauren se précipiter hors de la voiture. Logan et Sophie sortent à leur tour. L’un des assaillants tire sur Logan. Sophie est emmenée par les assaillants. Logan reste au sol, sérieusement blessé.)
Sketchy : He, j’crois qu’on le connaît.
Max : Tais-toi.

A UN BRIEFING
(Lydecker assiste à un briefing sur la surveillance de Vogelsang.)
Agent 1: Il y a plus de 36 heures que Vogelsang est sous surveillance et on n’a rien.
Agent 2: Quelques clients mécontents. Votre séchoir a pris mon fric, ou les rinçages sont trop courts… Ce genre de truc.
Agent 1: Trois ou quatre clients pour des enquêtes … la routine. Sans plus. Et il ne nous conduira nul part.
Lydecker : Un détective passe au peigne fin 23 fois les fichiers des immatriculations du Wyoming qui remonte à dix ans. Il passe en revue les dossiers du personnel médical travaillant à Gilette durant cette période puis celui des prisons pour essayer de retrouver la trace de gens qui pourraient avoir aujourd’hui entre dix-huit et vingt ans. Et vous voudriez me faire croire à une coïncidence ?
Agent 1: Il y a eu des milliers de disparus recherchés depuis l’Impulsion. C’est devenu monnaie courante.
Agent 2: Et rien ne nous indique qu’il a établi le rapport avec Manticore.
Lydecker : Non. Il essaye de retrouver ces enfants. Et nous ne ferons rien qui risquerait de l’en empêcher.

A L’HOPITAL
(Dans la soirée, Max rend visite à Logan . Elle regarde dans son portefeuille pour voir s’il y a de l’argent.)
Max : Les infirmières me l’ont toujours dit… Si tu fais le saut de l’ange, du grand plongeoir, quand la piscine est vide, tu risques de te faire mal. La loi de la pesanteur... Et même Jésus Christ, le messie, a dû obéir à la loi de la pesanteur… Quelques temps en tous cas… Celle que je plains dans l’histoire, c’est cette pauvre femme et sa fille. Elle aurait dû vous dire comme moi, d’arrêter les frais, mais elle a gobé votre slogan de flip et faire ce qui est juste… Et pour votre gouverne… Que j’ai refusé de jouer les gardes du corps, ne me culpabilise pas. C’est votre faute Zorro. 100% votre faute.

(Max regarde par la fenêtre et voit un homme sur le toit de l’immeuble d’en face, en train de charger un lance-grenade.)
Max : Je devrais peut-être les laisser finir le travail. De cette manière, vous ne mettriez plus en danger des innocents pour tuer votre ennui d’enfant gâté. D’un autre côté, j’ai reçu un joli cadeau de votre part. Une statue que j’ai pu refourguer pour quelques beaux billets verts. Je voulais justement m’acheter une moto neuve. Peut-être une plus grosse cylindrée, une 1200.

(Max pousse le lit de Logan hors de sa chambre, tout en parlant, sans se soucier de l’explosion qui retentit derrière elle.)

A L’APPARTEMENT DE LOGAN
(Max consulte ces fichiers informatiques pour retrouver la personne qui a fait exploser la chambre d’hôpital de Logan. Elle l’identifie, il s’agit de Bruno Anselmo.)
Max : Bingo.

(Max entend un bruit derrière elle, il s’agit de Lauren.)
Max : Lauren ! Est-ce-que ça va?
Lauren : Ils ont enlevé ma fille.
Max : Ils ne lui feront rien. Votre fille est leur seule monnaie d’échange contre votre silence.
Lauren : Est-ce-que vous pouvez me la ramener.
Max : Oui, je voudrais vous aider … Oui, je le ferai.

(Max retourne devant l’ordinateur de Logan.)
Max : Le tireur qui a essayé de tuer Logan, travaille pour Sonrisa. Surprise, surprise. Bruno Anselmo. Né en 90, a servi en Irak, renvoyé à la vie civile pour manquement à l’honneur, condamné pour vol d’armes, coups et blessures, tentative de viol, incendie criminel. Le blaireau modèle du nouveau monde.
Lauren : Qu’est-ce qu’on peut faire ?
Max : Les sauvetages ne sont pas tout à fait dans mes cordes. J’élabore la suite à mesure que j’avance.

DANS UN QUARTIER RESIDENTIEL
(Plus tard, Max se tient près de la grille d’entrée de la résidence d’Edgar Sonrisa et observe la sécurité.)
Chauffeur : Le Maire Mr. Steckler pour Mr. Sonrisa.
Garde : Ouvrez moi le coffre.

(Max grimpe par-dessus le mur et parvient à se glisser dans la maison. A l’intérieur, elle entre dans une pièce pour éviter un garde. Dans la pièce une femme est en train de se faire une piqûre.)
Une femme : Ce n’est pas ce que vous croyez, je suis diabétique. Qui êtes-vous ?
Max : Je suis la fiancée de Bruno.
Une femme : Ah oui?
Max : Oui.
Une femme : Mais, vous voyez, les épouses et les fiancées ne sont pas invitées.
Max : Non ?
Une femme : Non. Ce soir, les filles sont engagées à titre professionnel pour distraire ces messieurs. Et toutes travaillent pour moi. Et vous non. Par ici.

(La femme tente de saisir Max par l’épaule. Celle-ci bloque alors la porte.)
Max : Ok, ok. Vous arrive-t-il de devoir faire quelque chose à regret?
Une femme : Je gagne ma vie comment selon vous? Qu’est-ce que vous me voulez?

(Max frappe la femme au visage, la femme s’écroule, assommée. Max prend sa robe et descend dans le salon.)
Une autre femme : Waouh, on te l’a cousue sur toi.

(Max s’arrête au buffet et commence à manger. Bruno, l’homme de main de Sonrisa s’approche d’elle.)
Bruno : Monsieur Sonrisa t’a remarquée sur la vidéo. Il veut te voir.
Max : Je fais une pause.
Bruno : Très drôle.

(Bruno conduit Max dans un salon privé où se tient une partie de poker.)
Sonrisa : Qu’y a-t-il de mieux qu’un carré de Dames? Cinq Dames. Vous allez me porter chance. Approchez.
Max : Je saurais faire en sorte que la chance continue de vous sourire.
Sonrisa : Je pense bien oui. Venez.
Max : Pas tout de suite.
Sonrisa : Pas tout de suite. Ok. Quand?
Max : Quand vous aurez changé de personnalité et aurez perdu une vingtaine d’années.
Sonrisa : Une langue de vipère chez une fille aussi jeune. Je parierais que vous avez d’autres talents que la parole.
Max : Le seul moyen de le découvrir serait de vous réincarner. En réalité, je suis ici pour vous rendre un service. Service que vous paierez 50 000 dollars en liquide.

(Sonrisa sourit.)
Max : Et je vous livre Lauren Braganza.

(Le silence dans la pièce est total.)
Sonrisa : Laissez nous seuls. Qu’est-ce que j’ai dit!

(Les invités s’en vont.)
Sonrisa : Fouilles la.

(Bruno fouille Max.)
Sonrisa : Qui êtes-vous?
Max : Vous comptez m’envoyer une carte de vœux?
Bruno : Pas de micro.
Max : Vu que l’examen clinique est à présent terminé… Je vous explique ce que j’attends de vous. Vous sortez 50 plaques de dessous votre matelas. Je l’appelle et je passe ensuite la chercher.
Bruno : Ouais? Ou j’te charcute avec une paire de pinces, une ou deux bonnes heures et tu me dis où elle se cache.
Sonrisa : Bruno...
Max : Pour fixer l’heure et le lieu du rendez-vous, j’appelle Lauren sur son portable comme convenu. Vous êtes joueur. Et je vous sers une main en or. Mon tarif, lui, est conforme à celui qui se pratique.
Sonrisa : Apportes l’argent.

(Bruno part chercher l’argent.)
Sonrisa : Alors… Que lui avez-vous raconté pour la convaincre de venir me voir ?
Max : Que vous étiez un homme d’affaires intelligent. Que tout ce que vous cherchiez était un bon arrangement. Elle retrouve sa fille. Et elles iront s’installer à l’étranger. Je dois les mettre dans l’avion pour l’Espagne ou ailleurs.
Sonrisa : Elle n’a pas tiqué?
Max : Mon regard est si sincère.
Sonrisa : Allez-y. Appelez-la.
Max : Elle voudra s’assurer que sa fille n’a rien.
Sonrisa : Elle a ma parole.
Max : Elle voudra le vérifier par elle-même. Quand on a le vent en poupe, on en profite. Evitons de lui laisser le temps de réfléchir en entendant la voix de sa fille…

(Max appelle Lauren.)
Lauren : Allo?
Max : Attendez, Lauren. On va vous connecter avec Sophie.

(Sonrisa compose un numéro préenregistré.)
Truand : Oui?
Sonrisa : Passes la fillette.
Sophie : Allo?
Lauren : Sophie, ça va chérie?
Sophie : Maman, tu es où?
Lauren : Ne t’inquiètes pas. Je vais passer te chercher.
Sophie : Tout de suite?
Lauren : Non, mais bientôt.
Sophie : Maman, j’ai peur, tu sais.
Lauren : Chérie, il n’y a pas de quoi avoir peur. Je serai bientôt près de toi. Je t’aime trésor…

(Sonrisa interrompt la conversation. Bruno revient avec l’argent et le pose devant Sonrisa.)
Max : Vous pouvez glisser ça dans une enveloppe ?
Sonrisa : Non, non, non, non, non. Vous aurez l’argent … Quand j’aurais Lauren.
Max : C’est trop risqué. Un compromis – Bruno va m’accompagner. Il garde le fric, maman arrive, on fait l’échange. Ce que vous lui ferez n’a aucune chance de m’empêcher de dormir sur mes deux oreilles.
Sonrisa : J’espère pour vous que vous êtes aussi maligne que vous le croyez.

AU YUM YUM TREE MOTEL
Bruno : Tu sais, le coup de la torture avec les pinces… J’te l’aurais pas fait. Pas pour ça. Quoique… J’en sais rien j’te trouve… T’as l’air plutôt cool.
Max : Ah oui ?
Bruno : Mouais. T’es belle. Intelligente. Tu te débrouilles comme une grande. Et tu as un sens aigu de la répartie. C’est dingue la façon dont tu nous l’as allumé. J’rêvais pas mieux.
Max : Alors, tu croyais quoi? Qu’après avoir trahi une femme qui avait confiance en moi. Après que tu l’aies refroidie elle et sa fille. On serait sorti dîner?
Bruno : Oui … Y’a pas de quoi s’énerver.
Max : Je suis une professionnelle. C’est tout.
Bruno : Alors téléphone ! Qu’elle se ramène.
Max : Ce ne sera pas nécessaire.
Bruno : Quoi?
Max : En fait, on est pas là pour ça.
Bruno : Qu’est-ce que c’est que cette embrouille? Téléphone !
Max : Dans le genre crétin, t’es trop toi. C’est même exceptionnel un bouffon comme toi. Sonrisa t’as recruté chez les nazes?
Bruno : Tu téléphones, c’est clair!
Max : Mais tu es très long à la détente à ce que je vois. Tu croyais que tu allais nous buter, et rapporter le fric à ton maître en agitant fièrement ta petite queue? Mais tu te fais du cinéma. Tu comptais me liquider? Mais c’est toi qui va te faire liquider. Tu ne le sais pas encore, mais là tu vis les deux dernières minutes de ton existence.
Bruno : Et toi, les deux dernières secondes si tu continues.
Max : Sonrisa a été contraint de faire appel à moi parce que toi tu n’as pas assez d’envergure, Bruno. Au moindre écart, un vrai pro m’aurait explosé la tête sur le champ, mais toi, tu restes là, les bras croisés, à attendre que le vent tourne. C’est pathétique.

(Bruno tire sur Max qui évite facilement les balles, puis frappe Bruno à plusieurs reprises.)
Max : Pathétique. Remues-toi, on croirait que tu te laisses faire.

(Max laisse tomber l’arme près de la main de Bruno. Bruno la récupère et tire à nouveau. Max le frappe avant de le jeter contre un mur.)
Max : C’est tout ce que tu as dans le ventre? Ton boss avait raison… T’es pas efficace. Qui irait l’accabler de reproches vu la manière dont tu t’occupes de… je devrais dire dont tu ne t’occupes pas de ses affaires.

(Max attache Bruno face contre terre, avec le fil du téléphone.)
Bruno : Tu dis vraiment n’importe quoi.
Max : On me confie un boulot. Je tue mon pigeon, il s’écroule et reste à terre. Le tien atterrit à l’hôpital. Tu essaies de finir ce que tu as commencé. Tu échoues. Et là, les flics ont tout enregistré sur vidéo.
Bruno : Tu racontes des cracs ma grande.
Max : Un vigidrone a filmé la scène. Il était au-dessus des toits de l’autre coté de la rue.
Bruno : Je déteste ces engins-là.
Max : Oui, pour le chef. Un tel spectacle est assez embarrassant.
Bruno : Non, non, non. Non, le boss sais que je suis un mec réglo.
Max : Il est sur le grill. Il a pesé le pour et le contre, et le risque est trop grand.

(Max baisse le pantalon de Bruno.)
Bruno : Eh, non mais ça va pas la tête?

(Max donne une claque sur les fesses de Bruno.)
Bruno : Oh! Tu me touches pas !
Max : Ca ne sera pas douloureux. Triple doses d’insuline. Tu vas tomber dans le coma. Deux minutes après, tu ne respireras plus. Et c’est sûr qu’après une nuit fatigante, le médecin pourra peut-être prendre ça pour une overdose. Aussi, c’est plus classe que de t’exploser ta boîte crânienne.

(Bruno réussit à se détacher et saisit son arme. Max s’enfuit et est touché entre les omoplates, elle tombe dans le fond de la piscine de l’hôtel.)
Bruno : Ce pourri croyait que j’allais le balancer. Il voulait me faire la peau. J’vais faire mieux que de le balancer ce chien.

(Bruno s’en va. Max, qui a fait semblant d’être touchée sort de la piscine et se précipite vers le téléphone de sa chambre d’hôtel.)
Vogelsang : Oui?
Max : Allo? C’est votre meilleure cliente. J’ai un numéro. Je veux l’adresse.
Vogelsang : Tu es sûre de vouloir en discuter au téléphone?
Max : Faites-le Vogelsang. 2-0-6-5-5-5-0-1-8-7-2-8.

PRES DE LA LAVERIE AUTOMATIQUE
(On voit un camion de la compagnie de téléphone Ionlike garé près de la laverie automatique.)
Vogelsang : Attends une seconde tu veux … J’en étais à 7-2 ... Et après?

(A l’intérieur du camion, il y a Lydecker et deux de ces hommes en train d’écouter la conversation.)
Max : 7-2-8-9-2. Grouillez. J’ai pas toute la nuit.
Vogelsang : Tu as de quoi noter?
Max : Non. Je m’en souviendrai.
Vogelsang : D’accord, attends. 1-7-4-9-5 Euclid.
Max : C’est comme si j’y étais.

1-7-4-9-5 EUCLID
(Max arrive à l’adresse donnée par Vogelsang. On voit qu’elle y est attendue par une unité TAC et des agents fédéraux.)
Tac 1 : Ici TAC numéro 1. La cible est à l’intérieur. On attend vos ordres.

(On voit que Lydecker dirige les opérations depuis le toit de l’immeuble d’en face. Des agents fédéraux arrivent pour recevoir des instructions.)
Lydecker : Je veux qu’on boucle le périmètre. On n’entre pas avant mon feu vert.
Agent Fédéral : Ce n’est qu’une fille. Pourquoi ne pas la cueillir quand elle sortira?
Lydecker : Ecoutez moi bien. Quand vous aurez barré les voies d’accès de l’immeuble est, ouest, nord et sud, qu’un homme se tiendra devant chaque porte, devant chaque fenêtre, chaque bouche d’aération, boîte aux lettres et trou à rats… Vous pourrez me dire que vous êtes prêts. Vous avez saisi?
Agent Fédéral : Oui, monsieur… Allons-y.

(A l’intérieur de l’immeuble, un groupe de truands regarde un match de boxe à la télé. La réception est mauvaise.)
Commentateur : C’est extraordinaire. Il a une force de titan. Je crois qu’on a pas vu un match aussi chaud depuis des décennies. En voilà un qui se laisse pas faire…

(A l’extérieur des agents fédéraux commence à se déployer.)
Truand  1: Remets ça ! Vas-y ! Frappes-le!
Commentateur : Il cherche encore à le coincer dans le…
Truand 1 : Allez qu’est-ce que t’attends ! Mais bloques-le!
Truand 2 : C’est une lavette.
Truand 1: Mais frappes!
Truand 2 : Lavette, lavette, lavette.

(Les agents fédéraux sont en position. Max neutralise le dernier homme de la file qui passe devant sa cachette.)
Truand 1: Oui ! Vas-y ! Frappes-le encore ! ah…oh le nul.
Truand 2: Lavette. Il s’est pris une déculotté.

(Sur le toit d’en face Lydecker commence le décompte qui lancera l’attaque.)
Lydecker : Prêt. A mon commandement, vous donnez l’assaut. Trois… Deux… Un.

(Plusieurs explosions simultanées se produisent et les agents fédéraux investissent la place.)
Agent Fédéral : Police fédérale! Tout le monde à terre. Lâchez vos armes tout de suite!
Truand 1 : Non ! Allez vous faire pendre!

(Le chef des truands fait signe à l’un de ces hommes de tuer Sophie. Max en tenue de soldat, le neutralise.)
Agent Fédéral : J’ai dit, à plat ventre! Face contre terre! Lâchez vos armes!

(Les viseurs lasers des agents fédéraux sont braqués sur les truands, ceux-ci réalisent alors qu’ils sont en sous nombre.)
Truand 1: D’accord, vous avez gagné.
Agent Fédéral : Allez, allez!

(Max quitte le bâtiment en portant dans ces bras Sophie. Max a mis l’uniforme de l’agent fédéral qu’elle a neutralisé plus tôt. Elle dépasse Lydecker.)
Lydecker : Vous… Arrêtez.

(Max se retourne et fait face à Lydecker.)
Lydecker : Vous la mettez dans ma voiture.

(Max fait demi-tour et quitte le bâtiment.)
Lydecker: Tac numéro 1, Quelle est la situation? Vous l’avez coincée ou non?
Tac 1 : Négatif. Nous n’avons pas trouvé la cible. Je répète, nous n’avons pas trouvé la cible.

(Lydecker entend alors le son de la moto de Max et réalise que c’était elle qui portait l’enfant.)

DANS UNE RUE DESERTE
Lauren : Sophie!
Sophie : Maman!
Lauren : Oh. Oh! Merci ...

(Max est déjà partie.)

A JAM PONY
(le lendemain matin.)
Présentatrice TV : L’homme d’affaire philanthrope, Edgar Sonrisa s’est fait tué. Il a été criblé de balles en pleine nuit dans sa résidence. Les autorités ont identifié son agresseur, un homme de 32 ans, Bruno Anselmo…
Coursier : J’ai un paquet.
Présentatrice TV : … mort sur les lieux après un échange…
Coursier : C’est vous qui signez.
Présentatrice TV : … les gardes du corps du célèbre bienfaiteur. La police a ouvert une enquête…

(Normal signe pour le paquet.)
Normal : Tenez. Voilà.
Coursier : Génial. Ca vous fera 127 dollars.
Normal : Pourquoi ?
Coursier : Paiement à la livraison de A. Nutman Crématorium.
Normal : Ah. Il doit y avoir une erreur.
Coursier : Non. Theonius Argentary, à cette adresse.
Sketchy : C’est Théo là-dedans?
Coursier : Ah non, on doit d’abord payer.
Normal : Je ne suis pas de sa famille. De toute façon… Je n’ai pas 127 dollars sur moi.
Herbal : Théo a quand même roulé pour votre boite un sacré bout de temps, Normal.
Max : Il nous a appris toutes les ficelles du métier.
Cindy : Hmm.

(Original Cindy vide le contenu d’une poubelle par terre et la fait circuler entre les employés de Jam Pony pour payer les frais de la livraison. Normal regarde dans son portefeuille en se demandant combien il doit donner.)
Herbal : Vous pouvez garder votre fric. On peut prendre soin de nos amis tout seul.

(Herbal paye le livreur et récupère le paquet. Max s’empare du paquet et quitte Jam Pony.)
Max : J’apporterai ses cendres à sa femme.

A L’APPARTEMENT DE LOGAN
(Trois mois plus tard, Max rend visite à Logan.)
Le Veilleur : 47 personnes ayant versées 20 000 dollars chacune pour passer clandestinement au Canada, ont été tuées. Elles comptaient gagner là-bas assez d’argent pour manger à leur faim… Elles ont été jetées par dessus bord par leur bourreau. Ceux-ci ont agis avec l’approbation, le soutien et la collaboration active du gouvernement trop content de fermer les yeux tant qu’il toucherait une part du gâteau… Cela ne doit plus se reproduire. Les coupables ont été avertis. Leur puissance et leurs privilèges ne les protégeront pas. Ils devront répondre de leurs actes. C’était votre cyber-flash, souffle de la liberté présenté par votre ami Le Veilleur, votre informateur du Net. Paix à tous. Coupé!
Max : Tu as remis ça à ce que je vois. T’aimes bien faire des vagues.
Logan : Quelqu’un doit le faire.
Max : Je voulais venir plus tôt, mais… J’ai tardé. Comment ça va?
Logan : Je ne souffre pas… C’est le bon côté d’une moelle épinière bousillée.
Max : Je suis désolée.
Logan : Pour ma mère, le destin est toujours à l’heure et il se déroule comme du papier à musique.
Max : Tu le penses aussi?
Logan : Je ne cherche pas à savoir pourquoi on subit de telles épreuves. Chacun en a son lot. Ce qu’on doit apprendre, c’est gérer ce à quoi on est confronté. Ce que tu as fait. Tu as dégagé cette belle ordure.
Max : C’est pas moi qui l’ai tuée.
Logan : Non mais sans toi, Sonrisa aurait acheté les jurés ou buté le juge. Il est hors jeu une fois pour toute. C’était une bataille et tu l’as gagnée.
Max : Il l’avait cherché. Théo est mort à cause de ce rat pourri.
Logan : Désolé.

(Logan donne une boite à Max.)
Logan : C’est pour toi. Ouvres-la.

(Max ouvre la boite et y trouve la statue que Logan, lui avait déjà offerte.)
Logan : Elle est réapparue sur le marché noire… Je ne sais pas trop comment.
Max : Merci.
Logan : Je voudrais ton aide.

(Max rend la boite à Logan.)
Max : Je te rends ton petit cadeau. Je n’ai aucun endroit pour l’exposer.
Logan : Il faut que tu ailles sur le terrain à ma place. Le capitaine Joël Solinski, responsable du port. Il a une femme et trois enfants, une ex-femme avec deux enfants, une maîtresse et deux petites amies. Ces femmes ont une maison, sa maîtresse un appart. Et tout le monde a une voiture. C’est au-dessus de ses moyens vu son salaire.
Max : J’ai écouté la fin de ton flash. Le gars qu’on arrose pour fermer les yeux pendant que les passeurs s’abordent leurs cargos.
Logan : Il a fait fortune en se rendant complice de meurtres.
Max : Bon d’accord. Qu’il soit un monstre ne veut pas dire que moi je vais rentrer en scène.
Logan : La Terre est notre théâtre. Tu respires, tu as donc un rôle à jouer.
Max : J’ai déjà beaucoup de problèmes.
Logan : Ecoutes… Peut-être qu’on s’est fait avoir en vivant à une époque où on se la coulait douce à la terrasse des cafés, habillés comme des princes avec des montres en or à ne penser qu’à nos vacances. Mais le monde est devenu malsain. Pourtant il n’y avait aucune raison. On est revenu à la loi de la jungle. Et il y a des prédateurs et des victimes.
Max : Et tu crois que tu réussiras à y changer quelque chose?
Logan : Avec ton aide.
Max : Ecoutes, je ne suis pas idiote à ce point. Si tu veux absolument te suicider… Vas-y, fonces. Moi, je ne veux pas de fauteuil roulant.

(Logan sourit et ouvre l’un des tiroirs de son bureau.)
Logan : Autre chose… Les maisons de corrections fédérales ont constitué un fichier sur les adolescents qui portent des signes distinctifs. Cicatrices. Tatouages. Et en les consultant, j’ai découvert ça. Michael Hanover, condamné pour vol d’armes il y a neuf ans, s’est envolé après quatre heures de garde à vue. On a aucune trace de lui depuis.

(Max prend le dossier des mains de Logan. Elle reconnaît Zack.)
Max : Zack.

AU SOMMET DU SPACE NEEDLE
Max (voix off): Je le savais. J’ai toujours su que Zack était là, quelque part. Mais voilà, c’est bien ma chance. Il a fallu que ce soit Logan qu’il le retrouve. Maintenant, ce justicier s’imagine que je vais devenir son arme parce que j’ai une dette envers lui… Comme si ça comptait pour moi.

(We see a young girl running through some snowy woods, hiding from soldiers riding on snow mobiles)

MAX (voiceover): The escape was not my idea. I mean....escape to what? We didn't know anything else. It was Zack who said we had to leave. So, I guess he saved my life. I didn't think we should separate. But he wouldn't listen. And I never even got a chance to thank him.

SOLDIER: I've ordered a full review...top to bottom. And heads will roll.

LYDECKER: Find them...all of them.

SOLDIER: What if they make it outside the wire?

LYDECKER: This is Lydecker. I want you to capture if you can, but if any of them make it to the perimeter you are to terminate. Is that understood?

VOICE ON WALKIE: Confirming, sir. You are giving an order ten-zero-six?

LYDECKER: It's my responsibility. Shoot them.

(Max steps on thin ice and falls through)

MAX'S FRIEND: Max!

SOLDIER: Sir, we've got seven so far--three wounded, two killed.

LYDECKER: You've got a big problem if just one makes it to the outside.

SOLDIER: Well, realistically, sir, it's ten degrees out here. How far can these kids get?

LYDECKER: Just find them.

(We see young Max hiding under the ice...she survived the chase)

(Switch to a dark city. Max is sitting on the Space Needle overlooking Seattle)

MAX (voiceover): Sometimes it seems like it happened to someone else. Like maybe it was a story I heard. The hardest part is not knowing if any of them made it. But if I knew for sure I was the only one left it would be worse. At least now I can make up lives for them-- like maybe Jondy's a fashion photographer or an architect. The truth is, they'd just be like me, living on the run always looking over my shoulder. Hope is for losers. It's a con job people trip behind till they finally get a grip on the cold, hard truth. Still, I hope that they're out there somewhere and that they're okay.

(We see images of the children being trained)

KENDRA: It sucks.

MAX: What sucks?

KENDRA: I come home, it's 3:00 a.m. You're still out. I feel like I got hit by a cement truck and you've been up for an hour bouncig around. That, by definition, sucks.

MAX: I made you coffee. That ought to help cope with the injustice of the world a little.

KENDRA: Thanks. It's starting to kick in. I feel almost human.

MAX: Yeah. Me, too.

(Max stops by Theo's place on her way to work)

MAX: Knock, knock! Hey, guys.

THEO'S WIFE: Hey!

MAX: Let's roll, hotshot.

THEO: Thanks, babe.

THEO: I'm going to have to take a personal day. I'm biting it bad.

MAX: It's payday. Need me to pick up your check?

THEO: You're the best, Maxie.

THEO'S WIFE: Come on, Little Bit. You going to be late for school. Three more bites.

LITTLE BIT: Two more.

THEO'S WIFE: But big ones.

(Max rides through the city streets)

MAX (voiceover): They used to say one nuclear bomb can ruin your whole day. It was sort of a joke, until the June morning those terrorist bozos whacked us with an electromagnetic pulse from 80 miles up. You always hear people yapping on how it was all different before the pulse. Land of milk and honey blah, blah, blah, blah with plenty of food and jobs and things actually worked. I was too young to remember, so, whatever... The thing I don't get is why they call it a depression. I mean, everybody's broke...but they aren't really all that depressed. Life goes on.

(Max is stopped at a checkpoint by a security guard)

MAX: Jam Pony messenger.

GUARD: Have a good one.

(At Jam Pony headquarters, Normal is arguing with Herbal Thought)

NORMAL: So you just left it?

HERBAL: Nobody there to sign for it, mon. Now, what's a brother supposed to do? Ride around all day with the damn package?

NORMAL: So, you just decided to return it to the sender or in this case, the sender's wife?

HERBAL: Like the prophets say...only the unrighteous husband send expensive gift-wrapped underpanties to another woman.

NORMAL: Yes, it's none of your business. None of your business, or mine.

HERBAL: It concerns only jah. But, in this case, I was the instrument of the most high.

NORMAL: Yes, well, around here I am the most high, all right? Before you do anything, you call for instructions. Here, it's a hot run - beat it.

(Max comes in for work a little late)

NORMAL: Ah, ah, ah...little late.

MAX: I was on call.

NORMAL: Yes, well, I want you on call here.

MAX: What's the difference if I'm on call here or deployed in the field?

NORMAL: Or deployed in bed asleep.

(Normal hands Max her paycheck)

MAX: I don't sleep. Theo asked me to pick his up, too.

NORMAL: Oh, and Theo can't pick up his own check because...

MAX: He's sick.

NORMAL: Ah, for a change. You tell Theo if he's not in tomorrow, he can start looking for another job.

MAX: I don't know how to break this to you, Normal. We're all looking for another job.

(Max greets Original Cindy at the lockers)

MAX: Morning, sunshine.

CINDY: Caught some son-of-a-bitch stealing my bike. Used a car jack to break my u-lock and bent a bunch of spokes. Now, I got to get my wheel laced.

MAX: At least he didn't swing with your ride.

CINDY: True that, but I broke a nail giving him a cranium crack. And that just wrecks your day you know what I'm saying?

(Cindy glances around and sees Sketch and his girlfriend, Natalie)

CINDY: Now, why can't I find a girlfriend like that? Brings him lunch everyday...thoughtful, sweet...legs from here to there.

MAX: Straight.

CINDY: Shame wasting a girl like that on a male.

MAX: Hey, Sketch.

SKETCH: Homemade - Natalie baked them for our anniversary. The big one-oh.

MAX: The big one-oh?

NATALIE: We went on our first date ten months ago tonight.

CINDY: Congratulations.

(A hacked TV broadcast goes on the air)

EYES ONLY: Do not attempt to adjust your set.

JAM PONY GUY: Hey, man, check it out - Eyes Only.

EYES ONLY: This is a streaming freedom video bulletin. The cable hack will last exactly 60 seconds. It cannot be traced, it cannot be stopped and it is the only free voice left in the city. There are certain men who move through the world with impunity. Their actions,no matter how vile are immune from consequence. Edgar Sonrisa is such a man. You've seen him, smiling at political fund-raisers...

NORMAL: On your own time, people! Place of business. Bip, bip, bip!

EYES ONLY: He owns shopping centers, a trucking company and the largest medical supply company in the northwest. He also runs drugs and guns up and down the west coast...

SKETCH: The man is deep.

EYES ONLY: He's very obviously dirty.

MAX: No, you're easy.

SKETCH: He ever been wrong about anything?

MAX: He's on the hustle, same as everyone else.

JAM PONY GUY: Shh! That doesn't mean he's not telling the truth.

EYES ONLY: Journalists who have attempted to expose him have been gunned down in the street. Their blood is the ink of our modern news. Those who've opposed him have vanished. All of that is about to change.

(Max and Sketch ride off together. Max notices a hover drone floating nearby and takes off down a side street)

MAX: Later.

SKETCH: It's your turn to buy lunch!

MAX (voiceover): This was supposed to be the financial district back in the day. America really thought they had it dialed in money hanging out the butt. But it was all just a bunch of ones and zeroes in a computer someplace. So, when that bomb went ka-blooey and the electromagnetic pulse turned all the ones and zeroes into plain old zeroes, everyone's like, "no way." Now, America's just another broke ex-super power looking for a handout and wondering why.

(Max arrives at a high-rise building with a delivery)

MAX: I need a signature.

SECRETARY: Hold on a moment.

(While the secretary is signing the delivery receipt, Max eyes a shiny statue in the building across the street)

SKETCH: You're not going to believe this, Natalie. Got a late run so I'm not going to be able to make dinner. I know it's the big one-oh. Hon, I begged, I pleaded, I pissed, I moaned. I got to do what I got to do. We'll do something special. I promise. I love you, too, mousetrap. Kisses.

(Sketch goes up to a house, and we realize he's been cheating on Natalie)

SKETCHY: Sorry I'm late.

(At a bar, Original Cindy is collecting money for people betting on whether Max can identify a 14-digit number by listening to tones on speed dial)

CINDY:: You want to be rich? Listen to the bitch. Give mommy the cheddar. I'll make your life better. Touch the boot, get dropped wet. Original Cindy don't feature that. Know what I'm saying? You in? Who else?

BARTENDER: What's the action?

CINDY: Homegirl can repeat a 14-digit phone number by listening to the beep tones.

BARTENDER: So?

CINDY: On speed dial. Buy-in's ten. Last chance. Okay, let's do this.

(The Bartender uses speed dial to dial a number)

MAX: 2-0-6-5-5-5-0-1-3-5-7-6-3-3.

BARTENDER: That's it.

SPECTATOR: How did you do that?

DARREN: I'll have a beer, since you're buying.

MAX: I wasn't.

DARREN: How you doing, Max?

CINDY: You mean until you showed up?

DARREN: You're not still pissed off?

CINDY: 'Cause you went out the back door and nailed her girlfriend? Who would be pissed off about that?

DARREN: You know why I went after Justine?

CINDY:: She was there?

DARREN: Trying to have a relationship with you, Max, is like standing in a fog bank. You know, you're right in the middle of something except you have absolutely no idea where you are.

CINDY: And when the fog lifted, there was Darren with his head under Justine's skirt.

DARREN (to Cindy): Could we have a moment?

DARREN (to Max): I was crazy about you but you keep everyone at arm's length like you got some, great, big, dark something going on. It's just the more I tried to get close to you the more you pulled away.

MAX: I'm really glad we're having this conversation. You're right, I was angry at you but talking about it...the scales have fallen from my eyes and I realize now that...it was all my fault. Could you ever forgive me?

DARREN: I see the perimeter defense system is still fully intact. At least I tried.

CINDY: Craps all over everything and everyone. Then, wants mommy to forgive him.

MAX: Tell me the truth. Am I a female fog bank?

CINDY: He's just trying to blame you because he's a slut.

MAX: Yeah.

CINDY: Hell, yeah. There is not the slightest grain of truth in anything that that idiot was saying. You are a totally down-ass female and a straight-up friend. Just 'cause you're a little...

MAX: Foggy...

CINDY: More like a mystery...which isn't bad.

(Max's beeper goes off)

CINDY: Mysterious.

MAX: Gotta go.

CINDY: Where?

MAX: It's a secret.

(Max rides over to a laundromat)

VOGELSANG: How many times I tell you? You drive away business, roaring in here like that.

MAX: Does kind of break the elegant atmosphere.

VOGELSANG: You got a punk-ass mouth on you, kid.

MAX: My name's not "kid." It's "client," as in the person who pays for your opulent lifestyle. Now, you got something for me or not?

VOGELSANG: Yeah. Right here someplace. Oh, let's see. Oh... I got a hit on that car. Uh, I got an '03 tahoe, blue...Wyoming tags A-G-T-3-4-9. It wasn't easy. You were off on one of the numbers.

MAX: Sorry, I was nine at the time. Who's this guy? This isn't who we're looking for. Her name was Hannah.

VOGELSANG: He got the car in trade for an old pickup and some food. Got no bill of sale or nothing. It was right after the pulse. The DMV records were wiped out. Got nothing on the seller but managed to find the guy...six hours on the phone. Say thank you.

MAX: Thank you.

VOGELSANG: He didn't remember the woman's name but she fits the description that you gave, like a glove.

(Flashback of Max being rescued by Hannah)

HANNAH: Get in. Hurry. Come on.

VOGELSANG: Guy says he made the trade in Gillette, Wyoming, in the fall of '09.

MAX: But nothing on Hannah?

VOGELSANG: A nuclear airburst wipes out every record of every kind of computer east of the rockies and you want me to find a woman that you met when you were nine whose last name you don't even know. Maybe you could give me something more on her...some detail...anything.

MAX: She was nice.

VOGELSANG: Okay, that's big.

MAX: I think she was a nurse. There must be some kind of registry of nurses or medical technicians or whatever for Wyoming.

VOGELSANG: A last name would help.

MAX: What about the other kids? Anything on them?

VOGELSANG: They don't exactly have a search engine for kids with bar codes on their necks...something I'm not even going to ask about.

MAX: You were going to run through the law-enforcement databases for a match on identifying marks.

VOGELSANG: Nothing so far from arrests, hospital admissions, coroners... This kind of search...is heavy spadework. I'm going to need, uh...

MAX: More money? Like I'm shocked to hear you say that.

(Max breaks into the building with the shiny statue from earlier in the day. She hears a familiar voice and realizes it is the person who broadcasts the "Eyes Only" messages)

EYES ONLY: Do not attempt to adjust your set. This is a streaming freedom video. Eyes Only cannot be bought or threatened and through the eyes only informant net a truth-speaker has come forward. The testimony of one fearless witness will soon lead to the indictment of Edgar Sonrisa for multiple counts of murder. The drug cortodiazapine is expensive, in short supply and much sought after as a cancer treatment. It is also the only effective treatment for the Balkan War Syndrome, an otherwise fatal disease...but that doesn't stop Edgar Sonrisa from growing richer, peddling the drug to the few who can afford to pay any price for vanity's sake. Sonrisa has been replacing shipments with sugar pills, selling the real cortodiazapine on the Canadian black market for $2,000 a bottle while combat vets exposed to bio-war agents go untreated. All over this city they are repaid for defending this country by being allowed to waste away and die a slow, agonizing death.

(Logan's personal bodyguard notices someone is in the apartment. He contacts building security and looks around for the intruder. Max hurries into a room to avoid him. The room is inhabited by a woman and her daughter, who instantly cry for help)

MAX: I won't hurt you.

(The bodyguard goes after Max and gets soundly beat up)

MAX: Sorry.

(Logan Cale, also known as Eyes Only, appears with a shotgun in hand)

LOGAN: Put it down! Now!

(Max slowly drops the loot she swiped)

LOGAN: Lauren...you and Sophy okay?

LAUREN: Yeah...we're okay.

LOGAN: Peter!

MAX: If he's the side of beef, he's fine, but give him a minute.

LOGAN: You're a thief?

MAX: Girl's got to make a living.

LOGAN: Thank God.

MAX: First time I ever heard that one.

LOGAN: I was expecting someone else.

MAX: Guess it wasn't the pizza delivery guy.

LOGAN: We're just a little tense right now.

(Logan notices the item Max was stealing)

LOGAN: You have good taste. French, 1920s, a tribute to Chitarus.

MAX: Whoever that is.

LOGAN: Oh. So... What, you liked it 'cause it was shiny?

MAX: No, because it's the Egyptian goddess Bast, the goddess who comprehends all goddesses, eye of Ra, protector, avenger, destroyer...giver of life who lives forever.

LOGAN: Stay back, Peter. Security's on the way.

MAX: I'd love to hang and discuss art, but I got to jet. By the way, I love your show.

SECURITY GUARD: Building security!

LOGAN: Hold your fire!

(Max dives out the window and successfully escapes as Logan watches, stunned with the ease with which Max escapes)

(We see Max shaking uncontrollably. She takes some pills. There are flashbacks from her training)

MAX: Kendra, this is a motorcycle. Its sole reason for being is to go fast, very fast. Not for you to use as a clothesline. Now, make no mistake. I love you as a friend and a roommate, but I love my motorcycle more. Stay away from the bike, okay?

(A policeman bursts through the front door)

WALTER: Ladies.

MAX: Morning, Walter. What's the good word?

WALTER: Oh, just doing my part to keep the squatter situation from getting out of hand.

MAX: Mm. Coffee?

WALTER: Read my mind. You notice any trespassers around here?

MAX: Gosh...no.

(Kendra hands Walter an envelope full of money)

WALTER: Seventh floor vacant and secure.

OFFICER ON WALKIE: Roger that.

WALTER: Enjoy your day.

KENDRA: What's with you? Every week this scumbag puts the squeeze on us and every week you roll out the welcome wagon like he's family.

MAX: Just thought maybe he'd like some coffee with his saliva.

(Max acts like she's spitting into an imaginary cup)

KENDRA: You didn't?

MAX: Every week.

(Theo's wife is waiting for Max to show up)

MAX: It's cool. Before I forget, Theo's pay. Came in real late last night. Didn't want to bother you guys.

THEO'S WIFE: Thanks.

MAX: How's he feeling?

THEO'S WIFE: I took him to the hospital again. They gave him some more medicine. He says it's not helping.

MAX: You know how it is. You or me gets sick...life goes on. A guy gets the sniffles...the world's coming to an end.

THEO: That you, Max?

MAX: Playing hooky again.

THEO: Hey, Omar, go see your mom.

LITTLE BIT: Hi.

MAX: Hey.

THEO'S WIFE: Come on, Little Bit.

THEO: I know what I got, Max. They put me back on that drug they're giving the other vets. Only the guy that does those cable hacks says this stuff's no good.

MAX: Don't believe everything you hear on TV.

THEO: What if he's on the level?

MAX: The dealio on Eyes Only - he's probably some wack rich dude sitting in a trick apartment bored stupid. So he gets off scaring the crap out of folks like you and me. I got to go.

THEO: Tell everybody hey.

MAX: You tell them yourself tomorrow when you're back at work.

(Max meets Theo's wife on the way out)

MAX: Like I said, guys are the weaker sex.

(Logan successfully figures out who broke into his apartment)

LOGAN: Bingo.

PETER: What do you got?

LOGAN: Surveillance video from the building next door. I figure this is how our visitor last night got in.

PETER: We trying to ID the perp or your new girlfriend?

LOGAN: If I just got my ass handed to me by a size three I might be inclined to mind my own business.

(At the Jam Pony headquarters)

MAX: Hey, Sketch.

SKETCH: We got to talk.

MAX: About?

SKETCH: Nothing.

(Max is organizing her locker and notices Sketch waiting on her again)

MAX: What?

SKETCH: I need your help, Max. See, I've more or less been seeing this other person.

MAX: I don't see how you cheating on Natalie involves me.

SKETCH: I know what you're thinking, but the truth is this other person is not somebody I'm in love with. As a matter of fact, after what she just did she's not even somebody I like much. So, in a technical sense I'm not sure you could call really me and this other person cheating.

MAX: Do guys actually believe these lame, self-serving excuses?

SKETCH: Max!

MAX: Or do they think we're just so grateful to have one of you idiots we'll look the other way? Which is condescending and arrogant.

SKETCH: Lame, self-serving, condescending...guilty as charged.

MAX: You left out arrogant.

SKETCH: But...but there's another side.

MAX: Oh, here it comes the part where the guy turns everything around, right?

SKETCH: I am a victim here.

MAX: Really?

SKETCH: Hear me out. This other person is a Jam Pony client who happens to be trapped in a loveless marriage.

MAX: And you are a sympathetic ear.

SKETCH: Exactly.

MAX: And then a sympathetic mouth and then a sympathetic...

SKETCH: She's demanding that I blow off Nat or she's going to do it for me by telling her about us.

MAX: Does this other person have a name?

SKETCH: Lydia.

MAX: And Lydia telling Natalie the truth makes you a victim in what way?

SKETCH: I'm a toy to her. In case you haven't noticed, I'm not the kind of guy who gets to be a toy very often. How about never? I guess it kind of went to my head.

MAX: Has it occurred to you to tell Natalie the truth?

SKETCH: Are you kidding? Even if she doesn't dump me she'd never be able to trust me again.

MAX: And why should she?

SKETCH: Look, Max...I made a terrible mistake...one that I will never, ever make again. Natalie and I are soulmates. I guess it took the thought of losing her for me to understand that.

MAX: What is it you want me to do?

(At the Jam Pony headquarters, Logan is looking for Max)

NORMAL: Pick up...411 Montgomery going to 85 Mather.

JAM PONY GUY: All right, I'm on it.

LOGAN: I'm looking for a young lady who works here.

NORMAL: Ladies would be elsewhere.

(Logan shows Normal a pic of Max)

NORMAL: Look, pal, she may be easy on the eyes but she's trouble...trust me.

JAM PONY GUY: Yo, Normal.

NORMAL: Hot run...1298 Chapel.

LOGAN: I need to talk to her.

NORMAL: I can't help you, man.

(Logan offers him some money)

LOGAN: How about her name and address?

(At a bar, Cindy and Max are playing foosball)

CINDY: Friends don't help other friends cheat.

MAX: I actually kind of feel sorry for guys sometimes.

CINDY: Please.

MAX: They're prisoners of their genes.

CINDY: So are dogs. I say hang Sketch out to dry. Let Natalie see him for the heel he is. Then, maybe she'll step to the all-girl team.

MAX: Of course, there's nothing self-serving in that scenario.

(Max notices Logan is in the bar looking for her)

MAX: So, this guy walks into the bar and says...

LOGAN: We didn't get a chance to finish our conversation the other night.

MAX: Original Cindy, say hi to my good friend...

LOGAN: Logan Cale.

CINDY: Hey.

MAX: Sorry about your window.

LOGAN: Can we go somewhere and talk?

CINDY: Well, Xena's on.

MAX: Let me get my coat.

LOGAN: The one you're wearing?

MAX: Right.

(Max and Logan are walking along a street outside the bar)

MAX: How did you find me?

LOGAN: Wasn't hard.

MAX: Question is why?

LOGAN: You know who I am, where I live. I figured I'd better find out who I'm dealing with in case you were looking to hurt me.

MAX: So, you tracked me down. What do you think?

LOGAN: Too early to tell.

MAX: How does Mrs. Eyes Only like being married to a guy on everybody's hit list?

LOGAN: Lauren's not my wife.

MAX: Girlfriend?

LOGAN: One of my sources. Her husband was murdered by a man named Edgar Sonrisa.

MAX: I caught your hack. He's Satan's lapdog or something. But what's your shot in all this? I mean being a famous, underground, pirate cyber-journalist can't be much of a payday.

LOGAN: My folks were loaded.

MAX: So, what, you like the sound of your own voice?

LOGAN: Look around at all this. Built by people who got up every morning worked hard trying to make a better life. Then the pulse happened and everyone got scared. They blinked and before they knew it they turned over the store to a bunch of thugs who were happy to take it off their hands. Overnight, the government, the police everything intended to protect the people had been turned against them.

MAX: So you miss the good old days. Even though there were still poor people who died from diseases when they didn't need to and rich people who still spent obscene amounts of money redecorating the house to match the cat. Those good old days?

LOGAN: Even if they took it for granted, they still had a choice. Now they don't.

MAX: So what are you going to do about it?

LOGAN: Something.

MAX: Personally, I'm more interested in going fast on my motorcycle than giving myself a headache over stuff I can't do anything about.

LOGAN: You accept the way things are...you're an active participant in making them worse.

MAX: Is the social studies class over for today?

LOGAN: That was an extraordinary display of athleticism the other night. A little too extraordinary. You want to tell me how you...?

(Logan turns around and realizes Max has disappeared. A hover drone passes by overhead)

(Max and Sketch discuss how they're going to fix Sketch's problem)

SKETCH: We're straight on how this is going down.

MAX: You set up on Lydia. When she's going to your apartment...

SKETCH: I give you the heads up.

MAX: And I answer the door, pretend to be Natalie...who is where, by the way?

SKETCH: Visiting her mother.

(Lydia is at the entrance to Natalie's apartment. She buzzes up via the intercom)

MAX: Who is it?

LYDIA: A friend of your fiance's.

MAX: What do you want?

LYDIA: To set the record straight about where Calvin was the other night.

MAX: Who are you?

LYDIA: My name's Lydia. Seems you and I have something in common.

MAX: You said you knew where my fiance was the other night.

LYDIA: Yeah...with me...where he's been after work two, sometimes three nights a week. We have what you might call an, uh, intimate relationship.

MAX: And I'm supposed to believe you because...

LYDIA: He been sleeping in a t-shirt lately? So you won't see the fingernail marks on his back. Bet you didn't know your boyfriend found a little pain exciting. Well, he didn't either, at first.

MAX: Calvin told me I could expect a visit from you. I know all about how you threatened him...that if he didn't break it off with me you'd save him the trouble. Well, it's over between you and him and we're getting married next month.

LYDIA: You're a very understanding person. You're also a fool.

MAX: I think you should go now.

LYDIA: Not before I get something straight you prissy little bitch. I decide when I'm done with your boyfriend...not him, and certainly not you. Unless maybe you want to find out how sharp these nails really are.

MAX: I'm working very hard to respect my elders here but don't push your luck.

LYDIA: Let go of my hand.

(Max lets go and Lydia turns to leave, then quickly turns around to hit Max, who is expecting the blow. She twists Lydia's arm behind her arm and marches her to the window and pushes her over, grabbing her feet)

LYDIA: Help! Let me go! No, no. No, no. Don't let me go.

MAX: This is how it's going to be, Lydia. You're going to take your threats and your cheesy acrylic nails and you're going to go figure out your marriage instead of trying to make other people feel as miserable as you do, understand?

LYDIA: Okay, okay. Okay! Okay!

MAX: Say "I understand."

LYDIA: I understand.

(Sketch is glowing over how Max humiliated Lydia)

SKETCH: You rock, Max. You...rock!

MAX: Easy, Sketchy.

SKETCH: No, I'm serious. That psycho got exactly what she deserved.

MAX: Yes, Lydia may not have been one of humanity's finer specimens.

SKETCH: Oh, she's toxic...monster in bed, but toxic.

MAX: You would be making a mistake to come away from this thinking she's the villain in the piece. You are.

SKETCH: She's the one who's trying to ruin my life.

MAX: None of this would've happened if you'd exercised even a smidgen of self-restraint or good judgment, which you didn't.

SKETCH: Right, that's true, but...

MAX: You were trying to have it both ways and you were being completely selfish. And if I ever find out you're fooling around on Natalie again, you're the one who's going to be hanging by your ankles three stories up. Now understand, Calvin?

SKETCH: Okay, okay.

MAX: Say "I understand."

SKETCH: I understand.

(Vogelsang leaves his laundromat and walks to his car. An intruder breaks in. Vogelsang realizes he forgot his car keys and goes back, only to get beat up by the intruder)

VOGELSANG: Oh, man!

(Max arrives back home after a long day of work)

MAX: Kendra, you home?

(Max lies down to sleep, then sits up abruptly. The statue that she had attempted to steal from Logan is sitting on the table)

(Maxs pays another visit to Logan Cale)

LOGAN: You ever notice how cats always seem to turn up around dinnertime?

MAX: I won't be staying.

LOGAN: I'm not a half-bad cook.

MAX: Like following me around and pestering the people I work with wasn't bad enough, but breaking into my apartment?

LOGAN: It was open.

MAX: You got a lot of nerve.

LOGAN: Me? You're the one who tried to rip off this place.

MAX: I steal things in order to sell them for money. It's called commerce. But some stranger sneaking into a girl's apartment is bent.

LOGAN: Bent?

MAX: Bent.

LOGAN: I left you a present.

MAX: Am I supposed to be grateful?

LOGAN: That would not be inappropriate.

MAX: How am I ever supposed to sleep there again knowing some stranger's probably touched everything I own?

LOGAN: Well, if you're that nervous, you're welcome to stay here.

(Peter, the bodyguard, appears all of a sudden with gun drawn)

MAX: Whoa there, Tex.

LOGAN: We've been through this. It's all right, Peter.

PETER: This is a tactical exposure which I go on record as not liking.

LOGAN: Noted. Peter, do me a favor and look in on Lauren and Sophy.

(Max walks over to the broken window she dove through, which has been boarded up)

MAX: Send me the bill for this, by the way.

LOGAN: Look...if I made you nervous or uncomfortable or creeped you out...

MAX: Yes...on all counts.

LOGAN: Well, I'm sorry. It wasn't my intention. I had to see you.

MAX: You'd think a guy who's taken on the job of saving the world would have a few more important things to do than traipse around after some girl.

LOGAN: I haven't been able to get you off my mind.

MAX: You need to get out more.

LOGAN: Come here. I want to show you something.

(Logan leads Max to a fancy mirror)

MAX: American, neoclassic gold leaf detail, late 1800s. I could probably fence it for two or three grand.

LOGAN: No, I meant this. Probably the most singularly beautiful face I've ever seen.

MAX: Expensive gifts, surprise late-night visits, over-the-top flattery. Do you always come on this strong?

LOGAN: Only when I meet someone I have to know everything about.

(Logan brushes aside Max's hair slightly and sees the bar code on the back of her neck)

LOGAN: And now I think I know pretty much everything. Suppose I could help you locate the other ones?

MAX: The other ones?

LOGAN: The other ones like you.

MAX: You lost me.

LOGAN: Now, come on, Max. First I watch you take out a 250-pound ex-cop bodyguard without breaking a sweat.

MAX: Girls kick ass. Says so on the T-shirt.

LOGAN: Then I watch you dive headfirst out a window like you're Rocky the flying squirrel. Then, I found these in your apartment.

(Logan shows Max a bottle of pills)

MAX: You went through my stuff.

LOGAN: They used to sell this stuff in health food stores as an energy boost. It's also a neurotransmitter sometimes used in homeopathy to control seizures. Then the light bulb went on. I got an anonymous report a few years ago about a covert genetics lab in the Wyoming mountains...

MAX: I don't know what kind of game you're playing here, but I'm out because you're a wack-job.

LOGAN: I located a guy claiming to be a med tech on something called Project Manticore, which was using recombinant DNA to produce a superior human...a warrior...an advanced infantry soldier.

MAX: Not that I don't enjoy a good urban legend now and then, but what does any of this have to do with me?

LOGAN: The bar code on your neck, Max. I know who you are and I know who you're running from. There were a couple dozen of these transgenic kids. And in '09, a few months before the pulse, 12 of them escaped.

MAX: Twelve?

LOGAN: I know you're one of those kids, Max.

MAX: We got separated right away. I never knew how many made it.

LOGAN: How well do you remember the lab?

MAX: I remember fine. I just didn't understand what was going on. It took me a long time afterwards to figure things out.

LOGAN: How much do you know?

MAX: I know they made me. Even got the designer label on the back of my neck to prove it.

LOGAN: Technical term for you is "chimera".

MAX: Yeah, made-up creature, like in mythology. Head of a lion, body of a goat. Your basic hodgepodge.

LOGAN: Hardly.

MAX: You said you could help.

LOGAN: They would have used surrogate mothers to carry you to term after the in-vitro work. If I can track one of them down...

MAX: What's in it for you?

LOGAN: Your help.

MAX: I already don't like the sound of this.

LOGAN: The woman you met, lauren? She supervised workers removing cortodiazapine from gelcaps by hand and replacing it with powdered sugar. Real drug was shipped out of the country. Placebos were distributed to the county V.A. Hospital and veterans' clinics in the area.

MAX: My pal Theo's on that stuff. You've got him scared silly he's going to die.

LOGAN: Your friend has reason to worry. Lauren's prepared to testify that she was working for one of Edgar Sonrisa's managers and I'm sure you're aware of the lengths he'll go to keep her quiet.

MAX: Which affects me how?

LOGAN: I've arranged to put Lauren into witness protection. If you were to go with her...

MAX: I didn't make it this far by looking for trouble.

LOGAN: She's put her life on the line and her faith in me.

MAX: Her first mistake.

LOGAN: But if she was with someone like you...with your background and training the risk goes way down.

MAX: Are you high? I've got people looking to either put me in a cage for the rest of my life, turn me into a science project, or kill me. Probably all three. Now I've managed to drop off the radar screen and I plan to keep it that way.

LOGAN: Max, hear me out.

MAX: I've heard enough.

(Max leaves and heads over to the laundromat)

MAX: What happened?

VOGELSANG: I walked in on some hump ransacking the place. Disgruntled former client. Who knows?

(Vogelsang writes a message to Max on a note pad. He knows his office is bugged)

MAX: As long as you're all right.

VOGELSANG: Yeah, I'll live. Uh, regarding your case, I'm afraid I've come up with some bad news about your fiance. Let me get the file. Would you like to use the restroom to freshen up?

MAX: Please.

VOGELSANG: Please.

(They head outside)

VOGELSANG: I-I don't know what your story is, and I really don't want to.

MAX: Here's your money.

VOGELSANG: No, no, no. Somebody wants you. Whoever tossed this place, they were just trying to make it look like a robbery.

MAX: How's this about me?

VOGELSANG: Because somebody is looking for you and I want to stay out of the line of fire. They got a bug on my computer keyboard. There's a tap on my phone. A mic in the light fixture.

MAX: So, somebody's tracking one of your investigations, like you said.

VOGELSANG: Hardware is way too sophisticated for my clientele. 99.9% of them...they got me looking for lost dogs, extracurricular tail. I mean, whoever it is is on top of the food chain.

MAX: You're crazy.

VOGELSANG: Yeah. Maybe. But if I were you, I'd take the money. Get out of town while I can.

(Max is walking her motorcycle back to her apartment)

LITTLE BIT: Bang! Bang! You're dead!

MAX: Oh, you got me.

THEO'S WIFE: Come on, Omar.

MAX: You okay?

THEO'S WIFE: I took Theo to the hospital tonight. He couldn't walk so I borrowed some money and we took a cab...but he didn't make it. He's dead. Oh, my God. Oh! Oh...oh, Theo... Oh, God...oh...

(More flashbacks from the government center)

(Max arrives at work the next day late. She looks dazed)

NORMAL: Oh, oh. Lovely of you to join us. Lovely of you to join us. Here, I have a hot run to 842 Beulah. You can tell your pal, Theo, he just got himself fired, all right? Not that he cares, but, you know...his wife and kid might.

MAX: Theo's dead.

NEWSWOMAN: Two men are dead and another critically wounded after a shoot-out near the superior court building today. This dramatic footage was captured by police hover drones.

(We see Lauren run to safety, with Peter being shot in the process. Sophy is captured, and Logan is seriously wounded)

SKETCH: Did you see that one guy?

MAX: Shut up.

(Lydecker is being briefed on the stakeout at Vogelsang's laundromat)

AGENT 1: We been set up on Vogelsang 36 hours and so far, nothing.

AGENT 2: A few customer complaints - the dryer ate my money, rinse cycle not long enough...that kind of thing.

AGENT 1: And three or four PI clients...strictly run of the mill. I don't think this guy can help us.

LYDECKER: 23 computer hits from one detective browsing Wyoming DMV records from ten years ago. Employment files on health care personnel working in the Gillette area around the same time. He searches prison records for unidentified males and females approximately 18 to 20 years old and you want me to believe it's happenstance?

AGENT 1: Since the pulse, there's been how many thousand missing person searches? This could be one of them.

AGENT 2: And nothing in those searches connects him with Manticore.

LYDECKER: No. He's trying to track down these kids and we're not going to do anything to get in his way.

(Max visits Logan at the hospital)

(Max checks Logan's wallet for cash)

MAX: Nurses beat me to it. Take a header into the deep end when the pool's empty, you're going to go splat. Law of gravity. And even Jesus Christ himself had to obey the law of gravity...for a while, anyway. The one I feel sorry for is the poor woman with the kid. She should have told you to stick it like I did, but she bought your crap about doing what's right. And just so you know, I don't feel the slightest guilt about not watching her back. That's on you hotshot, 100%.

(Max looks out the window and notices someone getting ready to shoot from across the street)

MAX: I probably ought to let him just finish the job. At least then, more innocent people won't get kacked on account of you being a bored rich kid. On the other hand, you did lay that statue on me, which I was able to fence for a couple of bucks. I've been wanting to buy myself a new motorcycle. Thinking about stepping up to a 1200.

(Max uses Logan's computer to try to match the guy who blew up Logan's room at the hospital. She identifies him as Bruno Anselmo)

MAX: Bingo.

(Max hears a noise and finds Lauren)

MAX: Damn! Are you all right?

LAUREN: They took my daughter.

MAX: They won't hurt her. Your daughter's the only leverage they have to keep you quiet.

LAUREN: Can you help me get her back?

MAX: I'd really like to...so I will. The shooter who tried to finish off Logan works for Sonrisa. Surprise, surprise. Bruno Anselmo. Born in 1990, served in Iraq, dishonorable discharge, convicted of armed robbery, assault, assault with a deadly weapon, arson, attempted rape. Your basic Renaissance dirt bag.

LAUREN: What can we do?

MAX: This isn't my regular line of work. I'm making it up as I go.

(At Sonrisa's mansion, Max hides in the bushes as a guest arrives)

DRIVER: Mayor Steckler to see Mr. Sonrisa.

GUARD: Open the trunk.

(Max climbs over the wall and looks around the mansion. She hears a noise and ducks into a nearby room)

MADAM: It's not what it looks like. I'm diabetic. Who are you?

MAX: Bruno's girlfriend.

MADAM: Oh, yeah?

MAX: Yeah.

MADAM: But, see, tonight, wives and girlfriends aren't invited.

MAX: No?

MADAM: No. 'Cause tonight the girls are here in a more or less professional capacity. They all work for me. And you don't. Let's go.

MAX: Okay, okay. Do you ever have to do something you really don't want to do?

MADAM: How I make my living. What's your point?

(Max punches the woman in the face and knocks her out)

(Max changes into more formal attire and walks down the stairs to the main party area)

GIRL: Girl, you work that dress.

BRUNO: Mr. Sonrisa saw you on the cameras. He wants you to come see him.

MAX: I'm on a break.

BRUNO: Guess again.

(Bruno leads Max to a private area where Sonrisa is playing poker)

SONRISA: The only thing better than four queens...is five. Come over here next to me, for luck.

MAX: I can see to it your winning streak continues.

SONRISA: I'll bet you can. Sit.

MAX: Not right now.

SONRISA: Not right now. Okay. When?

MAX: After you get a new personality and lose about 20 years.

SONRISA: Quite a mouth on a girl so young. My guess is, talking isn't what it does best.

MAX: Only way you're ever going to find out is reincarnation. Fact is, I am going to provide a service and, uh...you ARE going to pay me. You're going to pay me $50,000.

(Sonrisa laughs)

MAX: And I'm going to give you Lauren Braganza.

(Everyone in the room becomes silent)

SONRISA: Give us a minute. Now!

(The guests leave)

SONRISA: Check her.

(Bruno searches Max for concealed weapons or a wire)

SONRISA: Who are you?

MAX: You going to put me on your Christmas card list?

BRUNO: No wire.

MAX: Now that the pelvic exam's out of the way...want the woman, here's how it works. You pull 50 large out of your mattress and I make a call to bring her over.

BRUNO: Yeah? Or I work your face with a pair of pliers for a couple hours til you tell us where she is.

SONRISA: Bruno...

MAX: The plan is I call her cell to okay a meet at a certain location. You're a player. I'm bringing you this on a plate. My fee is just the normal cost of doing business.

SONRISA: Pull the cash.

(Bruno leaves to get the money)

SONRISA: So...how do you get this woman to come to me?

MAX: I told her that it's just business to you. That all you want is a reasonable solution to this. You give her back her daughter. She agrees to leave the country. I put her on a train to Spain or wherever.

SONRISA: And she bought that?

MAX: I have sincere eyes.

SONRISA: Make the call.

MAX: She's going to want to know her little girl's all right.

SONRISA: She's got my word.

MAX: She's going to want to hear for herself. Look, we've got to keep the momentum up here not give her a chance to overthink things. If she hears her kid's voice...

(Max calls Lauren's cell phone)

LAUREN: Hello?

MAX: Hang on, Lauren. We're conferencing in Sophy.

(Sonrisa speed-dials a number)

THUG: Yeah?

SONRISA: Put the kid on.

SOPHY: Hello?

LAUREN: Sophy, are you okay?

SOPHY: Mommy, where are you?

LAUREN: Don't worry. I'm coming to get you.

SOPHY: When?

LAUREN: Soon, baby.

SOPHY: Mommy, I'm scared.

LAUREN: There's nothing to be afraid of. Everything's going to be okay. I love you...

(Sonrisa breaks off the phone call)

MAX: Can you put that in a bag or something?

SONRISA: No, no, no, no, no. You get this...when I get her.

MAX: Not good enough. Compromise - Bruno comes with me. He holds the money til mommy shows up. Then we close escrow. What you do with her after I blaze doesn't keep me awake at night.

SONRISA: You better hope you're as smart as you think you are.

(Max and Bruno arrive at a cheesy motel)

BRUNO: You know, that whole thing about the pliers, I, uh...never would have done it...probably. Actually, I, uh...I don't know, I think you're...I think you're pretty cool.

MAX: Yeah?

BRUNO: Yeah. You're smart. You're hot. You stand on your own two feet. You got a wicked sense of humor. Geez, zinged the boss there a couple of times. I...it was all I could do...

MAX: So what do you think? Maybe after I betray the woman who trusts me and you grease her and her daughter we could, um...go on a date?

BRUNO: Yeah...you got a bad attitude.

MAX: I like to keep it professional is all.

BRUNO: So call her. Get her over here.

MAX: Actually, that's not going to be necessary.

BRUNO: What?

MAX: That's not why we're here.

BRUNO: What the hell are you talking about? You call her!

MAX: Geez, you are so stupid the word "special" comes to mind. Sonrisa recruit you off the short bus?

BRUNO: Call the skank now!

MAX: You haven't figured this out yet, have you? You walk in here thinking you're going to cap her, then cap me and take the money back to your boss with your tail wagging? But it's really the other way around. You think I'm the whack? The fact is, you're the whack. See, what you don't know is you're already in the last two minutes of your life.

BRUNO: You're in the last two seconds if you don't cut the crap.

MAX: Sonrisa had no choice but to call me in because you lack that professional edge, Bruno. Any real pro would have popped me the second he saw this thing going sideways but you're still standing there with your thumb up your butt. It's pathetic.

(Bruno shoots at Max who easily dodges the bullet, and then promptly lands a few hard blows on Bruno)

MAX: Pathetic. Come on, you're not even trying.

(Max drops the gun next to Bruno's hand. Bruno fires some more shots at Max, and gets pummeled and thrown across the room in return. Max grabs a lamp cord and starts to tie Bruno up)

MAX: Is that all you've got? The man was right...you are a liability. You can hardly blame him the way you've been taking care of business. Or should I say not taking care of it?

BRUNO: What the hell are you talking about?

MAX: I'm hired to do a piece of work...my mark goes down and stays down. Your's makes it to the hospital. So then you got to go finish the job, only you don't, and the cops get the whole thing on videotape.

BRUNO: That's a lot of crap.

MAX: You were caught on a hover drone shooting from a roof across the street.

BRUNO: I hate those things.

MAX: It's embarrassing to the professional community.

BRUNO: No, no, no. No, the boss knows I've always been loyal.

MAX: He's got exposure. Man's figured the odds, and he can't take the chance.

(Max pulls down Bruno's pants)

BRUNO: Hey, what the hell are you doing?

(Max slaps Bruno on his butt)

BRUNO: Ow! Don't touch my ass, man.

MAX: This won't hurt. A triple dose of insulin. You'll go into a coma...a couple of minutes, you'll stop breathing and on a busy night the coroner will probably mistake it for an OD...plus, it's way classier than blowing your brains out.

(Bruno frees himself and grabs his gun. Max makes a run for it and apparently gets shot in the back, landing in the pool. Bruno runs out to see Max's motionless body lying at the bottom of the pool)

BRUNO: Double-crossing son of a bitch thinks I'm going to roll on him? I'll do a hell of a lot more than that.

(Bruno takes off. Max, who had faked being shot, climbs out of the pool and hurries to make a phone call)

VOGELSANG: Yeah?

MAX: This is your punk-ass client. I need you to trace a number for me.

VOGELSANG: Are you sure you want to have this conversation on the phone?

MAX: Just do it. 2-0-6-5-5-5-0-1-8-7-2-8.

VOGELSANG: Okay, would you...hold on a minute, okay? Uh, 7-2...what?

MAX: 7-2-8-9-2. Come on. I don't have all day.

VOGELSANG: You got a pencil?

MAX: Just give it to me. I'll remember.

VOGELSANG: All right, hold on. 1-7-4-9-5 Euclid.

MAX: I'm on my way.

(Max arrives at the address and a group of federal agents in SWAT gear are getting ready to enter)

TAC ONE: This is tac one. Subject's inside, sir. Standing by for your orders.

LYDECKER: I want a full perimeter seal. Nobody goes in until I say so.

HEAD AGENT: It's one girl. Why don't we just take her when she walks out the door?

LYDECKER: Listen to me carefully. When you have the roads locked off at the front and the back and the alleys on both sides...a man by every door, window, air vent, mail slot, and rat hole around this building...then you come back to me and you tell me that you're ready. Okiedokie?

HEAD AGENT: Yes, sir. Let's move out.

(Inside, a group of thugs are watching boxing on a TV with bad reception)

COMMENTATOR: "Do you want to continue?" He said, "yeah, hell, yeah." That's a fighter.

(Federal SWAT team is being deployed)

THUG: Get in there, you mutt...hit him again!

COMMENTATOR: He's in trouble...down he goes!

THUG: Your boy's a wuss.

THUG: Come on!

THUG: Wuss, wuss, wuss.

(SWAT team moves into position. Max ambushes the last officer)

THUG: Go, go! Ah! Ah, geez.

THUG: He's a wuss. A waste of panty hose.

LYDECKER: Stand by. Full breach on my count. Three...two...one.

(There are a few explosions and federal agents enter the building with guns drawn)

SOLDIER: Federal officers! On the floor. Down! Drop your weapons now!

THUG: No! You drop yours!

(He motions to another thug to go kill Sophy. Max, dressed in TAC gear, ambushes the other thug on his way to the basement.)

SOLDIER: I said, on the floor! Face down! Drop your weapons!

(The soldiers turn on their laser sightings and the thugs see they are badly outnumbered.)

THUG: All right.

SOLDIER: Go, go!

(The SWAT team rushes in to arrest the thugs and look for Max. Max emerges from the basement, carrying Sophy in her arms. She passes by Lydecker.)

LYDECKER: You...stop.

(Max turns around to face him. Most of her face is hidden by the TAC gear.)

LYDECKER: Put the girl in my car.

(Max turns back around and walks off.)

LYDECKER: TAC One, what is your status? Do you have her or not?

VOICE ON RADIO: Negative. We do not have the subject. Repeat, we do not have the subject.

(Lydecker hears the sound of a motorcycle revving in the distance.)

(Max brings Sophy to meet Lauren on an abandoned street.)

LAUREN: Sophy!

SOPHY: Mommy!

(They hug joyfully.)

LAUREN (to Max): Thank--

(She turns to see that Max has taken off on her motorcycle.)

(At Jam Pony the next morning, a TV is tuned to a news broadcast as a courier enters.)

ANCHORWOMAN: Businessman-philanthropist Edgar Sonrisa was cut down in a hail of gunfire at his mansion late last night. Authorities identified the assailant as 32-year-old Bruno Anselmo...

COURIER: Delivery.

ANCHORWOMAN: ...who died at the scene when bodyguards for the well-known benefactor...

COURIER: Need a signature.

ANCHORWOMAN: ...returned fire. Police are investigating.

(Normal signs for the package.)

NORMAL: Here you go.

COURIER: All right. $127.

NORMAL: For what?

COURIER: C.O.D. from, uh...(Checks package label)...Nutman’s Mortuary.

NORMAL: No. There must be some mistake.

COURIER: No. Thelonius Argentary, this address.

SKETCHY: That’s Theo in there?

COURIER (withholding the package): Not ’til I get my money.

(The messengers all stare at Normal.)

NORMAL: I’m not his next of kin. Anyway, I don’t...I don’t have that kind of cash laying around.

HERBAL: Theo rode for this place a long time, mon.

MAX: He showed most of us the ropes.

ORIGINAL CINDY: Hmm.

(Original Cindy empties a trash basket and the other messengers put money into it. Eventually Normal reaches for his own wallet.)

HERBAL: Keep your money, mon. We can take care of our own.

MAX (taking the package): I’ll make sure his family gets this.

THREE MONTHS LATER

(In his apartment, Logan is making an Eyes Only broadcast.)

EYES ONLY: Forty-seven people paying $20,000 each to be smuggled into Canada so they could earn enough money to eat...are dead. They were marched overboard last night by their ruthless handlers, who operate with the knowledge, support, and active collaboration of government officials only too happy to look the other way for a piece of the action. This must never happen again. Those responsible are on notice. Their power and privilege will not protect them. They will be held accountable. This has been a Streaming Freedom Video Bulletin via the Eyes Only informant net. Peace. Out.

(Logan ends the broadcast. We see that Max has silently entered and has been watching.)

MAX: See you’re back at it...rockin’ the boat.

LOGAN: Somebody’s got to.

MAX: I would have come sooner, but...I didn’t. How you doin’?

(We see that Logan is in a wheelchair.)

LOGAN: Not in any pain...the good and bad news of a blown-out spinal cord.

MAX: I’m sorry.

LOGAN: My mother used to say the universe is right on schedule. Everything happens the way it’s supposed to.

MAX: You believe that?

LOGAN: I’ve never been much for trying to figure out why bad things happen. I just know they do. So, the job’s trying to figure out how to deal with the consequences...which you did. Took that son of a bitch out.

MAX: Not me personally.

LOGAN: Well, on account of you, Sonrisa didn’t get to kill the judge or buy the jury. He’s gone, once and for all. It was war, Max, and you won.

MAX: He had it coming. A friend of mine died on account of him.

LOGAN: Sorry.

(Max shrugs. Logan hands her a small wooden box.)

LOGAN: This is for you. Open it.

(Max opens the box to find the statue she had fenced.)

LOGAN: Turned up on the black market...somehow.

MAX: Thanks.

LOGAN: I need a favor.

MAX: You can keep this. I really don’t have anyplace to put it.

LOGAN: I need you to do a little legwork for me. (Turns to his computer) Joel Solinski. This guy’s got a wife with three kids, an ex-wife with two kids, a mistress, and two girlfriends. The wives get houses, the mistress a condo, and everybody gets a car...all on a harbormaster’s salary.

MAX: I caught the tail end of your hack. The guy’s on the take. He’s paid to look the other way while the smugglers deep-six their cargo.

LOGAN: He’s made a fortune...as an accessory to murder.

MAX: Okay, so the guy’s a beast. Doesn’t mean I gotta get involved.

LOGAN: You are involved. By being alive, you’re involved.

MAX: I got my own problems.

LOGAN: Look...maybe we got screwed out of living in a time when we could hang out for the afternoon in a café someplace wearing $2,000 wristwatches, planning our next vacation, but the world got a whole lot meaner all of a sudden. It wasn’t supposed to...but it did. So now it’s back to the law of the jungle, and there are predators and victims.

MAX: And you still think you can do something to change that?

LOGAN: With your help.

MAX: Look, one thing I’m not is a chump. You want to get the rest of your ass shot off, be my guest, but I kinda like being able to walk.

(Logan opens up a cabinet, pulling out a file.)

LOGAN: On another matter, Federal Corrections used to keep records on distinguishing marks--scars, tattoos. I did a search and came up with this. ID’d as a Michael Hanover. Booked for armed robbery nine years ago. He escaped custody after four hours. Hasn’t been seen or heard from since.

(Max takes a look at the file Logan hands her and recognizes the boy in the mug shot.)

MAX: Zack.

(Later, Max is standing on top of the Space Needle, looking out over the city.)

MAX (voiceover): I knew it. I always knew Zack was out there somewhere. But you know, just my luck, this guy Logan had to be the one to find him. Now he figures I’m gonna go and do the right thing because I owe him...like I even care.

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